LEBLANC Georges

Par Daniel Grason, Michel Thébault

Né le 27 juillet 1906 à Fromental (Haute-Vienne), fusillé comme otage le 2 octobre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; voyageur de commerce ; résistant gaulliste et AS.

Il était originaire du nord de la Haute-Vienne, d’une commune limitrophe de la Creuse et proche de La Souterraine. Né au moulin de Montautre sur la commune de Fromental, il était le fils d’Élie Leblanc âgé de 28 ans à sa naissance, cultivateur et de Marie Louise Julie Boutet âgée de 25 ans. Marié avec Lucie Parrot, sans enfant, Georges Leblanc résidait à Limoges (Haute-Vienne) où il exerçait la profession de voyageur de commerce. Il s’engagea dans la Résistance gaulliste au sein du mouvement Combat à compter du mois de juillet 1942 sous la fausse identité de Georges Lecoq. Intégré aux Mouvements unis de résistance (MUR), il fut chargé de l’organisation d’un groupe de l’Armée secrète (AS) en Haute-Vienne sous ordres de Charles Hinstin – pseudo Cléry -, chef régional de l’AS-Combat (arrêté à Limoges le 13 mai 1943 et déporté). Georges Leblanc commandait l’Armée secrète pour Limoges et fut le créateur du Corps franc.
À la suite de nombreuses arrestations dans l’Armée secrète à Limoges en mars 1943, il fut dénoncé et arrêté dans cette ville par la Sipo-SD le 12 mai 1943. Il fut d’abord interné à la caserne Marceau de Limoges jusqu’au 26 juin puis au fort de Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis).
Georges Leblanc fut l’un des cinquante otages fusillés au Mont-Valérien le 2 octobre 1943 entre 18 heures et 19 heures en représailles à l’exécution de Julius Ritter, colonel SS, responsable en France du Service du travail obligatoire (STO), abattu le 28 septembre 1943 par un détachement de Francs-tireurs et partisans-Main d’œuvre immigrée (FTP-MOI) composé de Marcel Rayman, Léo Kneler, Spartaco Fontanot et Celestino Alfonso.
Georges Leblanc fut exécuté avec cinq autres résistants du Limousin : Armand Dutreix, du mouvement Libération-Sud, arrêté le 17 avril 1943, François Perrin qui avait participé à la création de l’Armée secrète dans la région, Maurice Schmitt, du mouvement Francs-tireurs, arrêté au mois de juin 1943, André Boissière (Dordogne), arrêté le 16 avril 1943 et Martial Brigouleix (Corrèze).
Georges Leblanc fut déclaré « Mort pour la France » le 7 janvier 1946 et homologué au grade de capitaine des Forces françaises de l’intérieur (FFI). Son nom figure à Limoges sur le monument commémoratif du jardin d’Orsay. Il figure aussi sur le monument commémoratif du Mont-Valérien à Suresnes et sur le mémorial de la Résistance creusoise à Guéret (Creuse).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article159237, notice LEBLANC Georges par Daniel Grason, Michel Thébault, version mise en ligne le 29 mai 2014, dernière modification le 14 mars 2020.

Par Daniel Grason, Michel Thébault

SOURCES : IR 1208 05790 - ODAC 87 — ADHV 185 W 3-27 ; 85 W 3-36 — Archives Municipales Limoges 4 H 142 — Dossier CVR 87 (CVR 9060) — Dossier AVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). — Sites Internet : Mémoire des Hommes et Familles de fusillés. — Mémorial genweb — État civil — Notes Bernard Pommaret.

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