WISKÉ Édouard [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Né à Paris, mort après 1905, sans doute à Saint Louis (Missouri) ; tailleur ; communiste icarien ; membre des communautés de Nauvoo (Ill), puis de Saint-Louis ; membre-fondateur et dirigeant local de l’URLF.

Communiste icarien, Édouard Wiské fut admis dans la communauté de Nauvoo (Illinois) le 23 novembre 1854 avec un groupe de trente-huit Icariens partis du Havre le 8 septembre précédent. Il était accompagné de son épouse, couturière, âgée de 46 ans, et de leur fils Édouard, né le 18 décembre 1840. Parlant anglais, il fut l’un des rédacteurs des feuilles anglaises publiées à Nauvoo ; il servait souvent en outre d’interprète à Cabet lors de ses déplacements. La citoyenne Wiské travaillait pour sa part à la lingerie.

Le 9 avril 1854, Édouard Wiské écrivait à un correspondant en France : « Le citoyen Cabet est bien l’homme le plus parfait que nous ayons vu ; quel courage, quelle patience, que d’abnégations, que de sacrifices et surtout que de persévérance, quel dévouement sans borne ne montre-t-il pas tous les jours pour la Communauté. Les désertions qui ont eu lieu et les mille soucis qu’il éprouve continuellement lui ont blanchi la tête, mais ne lui ont rien retiré de la force et de l’énergie nécessaires pour assurer le succès et le triomphe de la Communauté. »

Le 12 mai 1856, Édouard Wiské se rangea aux côtés des minoritaires restés fidèles à Cabet, et il suivit ce dernier à Saint Louis (Missouri). Il faisait toujours partie des membres de la communauté le 1er mars 1857, mais il démissionna sans doute peu après.

Le 20 octobre 1868, Édouard Wiské fut à Saint Louis l’un des membres-fondateurs de l’Union républicaine de langue française. L’année suivante, il occupait la fonction de secrétaire de la section de Saint Louis. En revanche, son nom n’apparut jamais au bas des souscriptions organisées par l’AIT.

En juin 1878, Édouard Wiské écrivit aux membres de la Jeune Icarie pour leur prodiguer des conseils de modération tout en restant en contact épistolaire avec Arsène Sauva (à qui il faisait part de sa désapprobation).

En 1905, d’après Prudhommeaux, Édouard Wiské vivait retiré à Saint Louis.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article159468, notice WISKÉ Édouard [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 4 juin 2014, dernière modification le 4 juin 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCES : BN, Nafr. 18 148, f. 211 (admission dans la colonie icarienne des trente-huit Icariens partis du Havre le 8 septembre 1853), nafr 18 150, f. 95. — Colonie icarienne, 26 juillet, 16 août, 27 septembre 1854. — Bulletin de l’Union républicaine, 15 décembre 1869. — La Jeune Icarie, 15 juin 1878. — Jules Prudhommeaux, Icarie et son fondateur Étienne Cabet, Paris, Cornély & cie, 1907, p. 310, 532, 598. — Notes de François Fourn.

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