LABROSSE Gaston [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Mineur ; marié et père de famille ; militant anarchiste, puis socialiste ; actionnaire de l’Union des travailleurs ; membre-fondateur de la section francophone du PSA de Monessen (Pennsylvanie).

Mineur à Calamity (Pennsylvanie), Gaston Labrosse appartenait à la fin des années 1880 à la mouvance libertaire. Il assista à la réunion des militants libertaires qui se tient à Coal Bluff le 18 mars 1887 pour commémorer l’anniversaire de la Commune de Paris, et il versa à cette occasion 50¢ à la collecte organisée par Eugène Barthelot au profit du journal anarchiste parisien Le Révolté. Ce fut également lui qui annonça à la rédaction de ce journal que les anarchistes de Coal Bluff se déclaraient solidaires de Clément Duval, qui venait d’être lourdement condamné.

En janvier 1889, il cosigna une lettre de soutien et d’encouragement à la rédaction du Réveil des masses (sans doute à l’initiative d’Étienne Barthelot) et il versa son écot à la souscription ouverte au profit de ce journal. En décembre 1891, il était au nombre des lecteurs-souscripteurs du Réveil des mineurs. En janvier 1893 il avait déménagé pour s’installer à Bellevernon (Pennsylvanie). Il versa de nouveau son écot à la souscription au profit du Réveil des mineurs.

En février 1898, Gaston Labrosse résidait à Yohoghany (Pennsylvanie). Dans une correspondance adressée à la rédaction de La Tribune libre, il fit savoir que les mines tournaient au ralenti.

En 1903, il travaillait à Elizabeth (Pennsylvanie). Rallié au socialisme, il s’abonna en février à L’Union des travailleurs. Durant l’automne 1904, il travailla activement à placer des abonnements d’essai au profit de l’hebdomadaire socialiste francophone et gagna un lot à la tombola organisée à l’issue de cette campagne. Il figurait par ailleurs sur la liste des actionnaires de la coopérative de publication de L’Union des travailleurs rendue publique fin 1906.

Sans doute proche de la mouvance syndicaliste-révolutionnaire, il assista le 24 mars 1912 à Charleroi (Pennsylvanie) au grand meeting de soutien aux travailleurs de Lawrence (Massachusetts) en grève à l’appel des IWW pour « du pain et des roses » et il versa son écot à la collecte organisée à l’issue de cette réunion.

Gaston Labrosse fut l’un des membres-fondateurs de la section socialiste francophone de Monessen (Pennsylvanie), organisée en juillet 1913 à la suite d’une conférence d’Hubert Langerock. Il resta un fidèle abonné de L’Union des travailleurs jusqu’à la disparition de ce journal en septembre 1916.

Père de famille, Gaston Labrosse avait perdu un enfant âgé de quelques mois en novembre 1903 ; un autre de ses fils fut accidenté à la mine en août 1912.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article159592, notice LABROSSE Gaston [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 7 juin 2014, dernière modification le 7 juin 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCES : Le Révolté, 25 septembre 1886, 19 mars, 16 avril, 21 mai 1887. — Le Réveil des masses, janvier 1889. — Le Réveil des mineurs, 12 décembre 1891, janvier 1893. — La Tribune libre, 10 février 1898. — L’Union des travailleurs, 5 février, 3 décembre 1903, 17 novembre, 24 novembre 1904, 20 décembre 1906, 28 mars, 15 août 1912, 3 juillet 1913, 20 janvier 1916 entre autres.

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