RAVAILHE Louis, Victor, François

Par Jacques Girault

Né le 9 mai 1911 à Carmaux (Tarn), mort le 1er octobre 1984 à Ponteils-et-Brésis (Gard) ; instituteur en Lozère ; militant du SNI et de la MAAIF.

Fils d’un ouvrier aux mines travaillant à la surface qui mourut en 1915 dans les combats de la Première Guerre mondiale, Louis Ravailhe reçut les premiers sacrements catholiques. Pupille de la Nation en 1919, il fréquenta le cours complémentaire de Carmaux et fut reçu à l’École normale d’instituteurs de Mende (Lozère) en 1928. Instituteur en Lozère dans des écoles de hameaux à Termes (1931-1934), à Orfeuille (1935-1937), puis à Saint-Alban (1938-1952)..

Il se maria uniquement civilement en août 1933 à Lunas (Hérault) avec une institutrice. Le couple eut un enfant avec la guerre.

Membre du Syndicat national (CGT) à partir de 1931, membre du groupe de Jeunes, il entra au conseil syndical de la section départementale en 1933 et y resta dans le Syndicat national des instituteurs jusqu’en 1940. Lors de la réunion du conseil syndical du 27 octobre 1938 à la veille du congrès de Nantes de la CGT, les conseillers se partagèrent et Ravailhe fut de ceux qui approuvèrent les résolutions « contre la guerre » et sur « l’indépendance syndicale ». Mais il s’opposa aux accords de Munich et entra dans l’opposition. Gréviste le 12 février 1934 et le 30 novembre1938, il fut sanctionné d’une retenue de huit jours de salaire.

Ravailhe adhéra au Parti socialiste SFIO en 1933 et en désaccord avec la politique extérieure, le quitta en 1938. Il se rapprocha, dans le courant de l’année suivante des syndicalistes, souvent des anciens du groupe de Jeunes, qui s’opposaient au pacifisme du SNI. Il participa à la création d’une auberge de jeunesse à Albaret-Saint-Marie.

Mobilisé en septembre1939, fait prisonnier, Ravailhe fut rapatrié de sa captivité en Allemagne en 1943 et rejoignit la Résistance le 17 février 1943.

Il participa à la Résistance et à la reconstitution du syndicat dans la clandestinité dans le département et dans l’Aveyron par les militants de l’ancien groupe de Jeunes à partir de la fin novembre 1943. Il représenta la Lozère à la première réunion nationale du SNI. Il collabora pendant une année avec la direction nationale du SNI à Paris. Partisan du maintien du SNI dans la CGT en 1947-1948, il fut membre du conseil syndical de la section départementale du SNI dans la courant « Unité et Action ».

Membre du conseil consultatif avant la guerre, il participa au titre du SNI à la commission administrative paritaire départementale de 1947 à 1962.

Après avoir participé à la naissance de la Mutuelle assurance automobile des instituteurs de France dans son département, il fut après la guerre le correspondant de la MAIF en Lozère après 1975.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article159669, notice RAVAILHE Louis, Victor, François par Jacques Girault, version mise en ligne le 9 juin 2014, dernière modification le 9 juin 2014.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Note de Roger Pic.

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