REBIÈRE Pierre

Par Jacques Girault

Né le 8 février 1938 à Paris (XIIIeme arr.), mort le 20 mars 2011 au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) ; proviseur ; militant communiste ; militant d’associations de la Résistance et de l’Espagne républicaine.

Pierre Rebière
Pierre Rebière
années 1960

Fils de Philippe, Edouard dit Pierre Rebière, ouvrier chez Renault, militant communiste, commissaire politique dans le bataillon “Commune de Paris“ dans les Brigades internationales, résistant, fusillé le 5 octobre 1942 à Paris, Pierre Rebière fut accueilli par l’Avenir social où “Le Nid“ hébergeait des enfants de fusillés en Seine-et-Marne. Conformément au vœu de son père, sa compagne Madeleine Pelou, institutrice communiste et résistante s’en occupait avant d’obtenir, après la guerre, le droit de l’élever. Après avoir été reçu au baccalauréat, il entra en classe préparatoire scientifique qu’il abandonna pour une classe littéraire au lycée Chaptal à Paris. Il fut reçu à l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique (section EFG) en 1960. Il commença en 1964 son service militaire dans le Train à Montlhéry (Essonne) avant de partir en coopération en Algérie jusqu’en 1966.

Pierre Rebière se maria en septembre 1961 à Saint-Denis (Seine) avec une institutrice qui se spécialisa dans l’enfance inadaptée en devenant psychopédagogue, fille d’un machiniste à la RATP. Le couple eut un garçon.

Rebière devint professeur certifié d’histoire-géographie au lycée français de Constantine (Algérie) puis en Allemagne (Lahr/Forêt Noire puis Landau/Palatinat). Principal du collège Jean Jaurès à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), il devint proviseur des lycées de Semur-en-Auxois (Côte-d’Or), puis de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), de Clichy (Hauts-de-Seine), du lycée Rabelais à Paris. Il fut par la suite chef de cabinet du recteur de Paris jusqu’à sa retraite en 1998.

Rebière, membre du Syndicat national de l’enseignement technique, puis du Syndicat national des enseignements de second degré, resta membre du Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale après sa retraite.

Membre du Parti communiste français, en 1957, Rebière fut un des premiers signataires de l’appel de jeunes Français refusant se servir sous les ordres du général allemand Speidel nommé à la tête de l’OTAN. Par la suite, il militait dans l’association des enfants de fusillés et participait aux activités du Musée de la Résistance nationale. Président de l’association des amis des familles de fusillés et massacrés de la Résistance française, il était aussi le secrétaire de l’Association des combattants en Espagne républicaine dont il avait été un des fondateurs, l’ACER succédant à l’Association des volontaires de l’Espagne républicaine.

Retraité avec son épouse, ils se partageaient entre Vallauris (Alpes-Maritimes) et Paris. Il mourut à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.

Le 22 mars 2011, dans la rubrique « Carnet », l’Humanité annonçait son décès dans un article de José Fort.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article159838, notice REBIÈRE Pierre par Jacques Girault, version mise en ligne le 11 juin 2014, dernière modification le 16 mars 2020.

Par Jacques Girault

Pierre Rebière
Pierre Rebière
années 1960
années 1980

Iconographie :
Rebière dans les années 1960 et 1980.

SOURCES : Presse nationale. — Site Internet de l’ACER. — Renseignements fournis par la famille de l’intéressé.

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