MOUGENOT Fernand, Émile

Par Guy Haudebourg

Né le 19 décembre 1906 à Colombier-Fontaine (Doubs), fusillé le 25 août 1943 au terrain militaire du Bêle à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; électricien ; militant communiste ; membre des FTPF et du Front national ; condamné à mort dans le Procès des16.

Tombe au cimetière militaire de la Chauvinière à Nantes
Tombe au cimetière militaire de la Chauvinière à Nantes

Fils de Émile Ferdinand Mougenot et de Suzanne Catherine Morel, Fernand Mougenot habitait le quartier Barbin (n°16) avant la Seconde Guerre mondiale et travaillait comme électricien à Nantes. Marié avec Marcelline Josèphe Flatrès, sans profession, il était le père de deux enfants. Il fut alors réputé auprès de certaines familles pauvres, pour les lapins qu’il rapportait de ses sorties à la chasse, pas toujours très légales (ce qui lui valut quelques verbalisations).
Militant communiste connu des services de police, il fut arrêté le 18 octobre 1941 à Nantes pour détention et distribution de tracts communistes. Interné le même jour au camp de Choisel à Châteaubriant (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), il fut transféré à Voves (Eure-et-Loir) le 7 mai 1942 avant d’en être libéré par décision du 21 août 1942. Il reprit aussitôt ses activités politiques et participa à diverses actions de résistance dans la région nazairienne puis à Nantes.
Après l’arrestation du responsable interrégional de l’OS (Organisation spéciale), Louis Le Paih, il participa à la réorganisation d’un groupe FTP sous la direction de Jean Fraix et Camille Lacazette.
Arrêté le 2 février 1943 par la police française et le Service de police anticommuniste (SPAC) d’Angers pour « actes de franc-tireur et attentats contre les troupes d’occupation », alors qu’il tentait de fuir au Mans (Sarthe) avec Guy Lelan, il fut jugé par le tribunal militaire allemand de Nantes (FK 518) le 13 août 1943 (« Procès des 16 ») et fusillé au terrain militaire du Bêle à Nantes le 25 août 1943 avec dix autres résistants dont Jean Dréan et Guy Lelan.
Il a été reconnu Mort pour la France le 19 février 1945.
Une cellule communiste de Loire-Atlantique porte son nom.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article159981, notice MOUGENOT Fernand, Émile par Guy Haudebourg, version mise en ligne le 18 juin 2014, dernière modification le 25 avril 2022.

Par Guy Haudebourg

Tombe au cimetière militaire de la Chauvinière à Nantes
Tombe au cimetière militaire de la Chauvinière à Nantes

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Loire-Atlantique 43W19, 270W485, 270W488, 1694W58, 305 J 3 . – Maxime, Raconte, camarade, Saint-Nazaire, 1974. – Guy Haudebourg, Le PCF en Loire-Inférieure à la Libération (1944-1947), mémoire de maîtrise d’Histoire, université de Nantes, 1987. – Jean Bourgeon (sous la dir.), Journal d’un honnête homme pendant l’Occupation, Thonon-les-Bains, L’Albaron, 1990.

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