RENAUDIER Jean

Par Jean Reynaud

Né le 20 avril 1925 à Tiaret (Algérie) ; professeur de l’enseignement technique : résistant ; militant de la CGT ; militant communiste dans les Bouches-du-Rhône.

Son père était employé des PTT, sa mère femme au foyer. Jean Renaudier suivit les cours du CAP d’ajusteur (1941-1943) au centre d’apprentissage de la SNCASE de Berre (Bouches-du-Rhône), puis de 1943 à 1945, en parallèle, les cours d’ouvrier professionnel ajusteur à Berre et les cours du CAP de dessinateur, et du BP d’ajusteur à la Bourse du Travail de Marseille.

Dès 1942, il participa à des actions de Résistance : distribution de tracts dans l’usine de la SNCASE et dans les quartiers marseillais de Saint-Gabriel et du Panier, et sabotages techniques dans l’usine. Il participa à la Libération de Marseille (quartier des Cinq Avenues) dans les rangs des Francs Tireurs et Partisans Français. Il fut incorporé dans le régiment « La Marseillaise », puis dans la Première division française libre. Il fut blessé sur le Front des Alpes, le 10 Avril 1945. Outre la Médaille des Blessés, il se vit attribuer la Croix de Guerre et la Médaille militaire.

De 1946 à 1949, Renaudier travailla comme ouvrier qualifié à la SNCASE devenue Sud-Aviation, et dans plusieurs usines de Marseille (Réparation navale, Savon Le Chat, Chantiers de la Méditerranée, Construction mécanique), participant notamment aux grandes grèves de 1947.

En 1949, il passa le concours d’entrée dans l’enseignement, et après une année de stage à l’École normale nationale d’apprentissage de Lyon, il fut nommé Professeur technique adjoint à Tourcoing (Nord) en 1950-1951. Puis il enseigna successivement au centre d’apprentissage de la SNCASE à Berre (1951-1954), au centre d’apprentissage Ampère de Saint-Loup à Marseille (1954-1973), puis jusqu’à sa retraite au collège d’enseignement technique Les Lignères à Aubagne (1973-1995).

Pendant toute sa carrière il fut militant responsable du Syndicat national des enseignements techniques et professionnels (SNETP-CGT). Membre du bureau académique Aix-Marseille, il représentait son syndicat dans les commissions paritaires académique et nationale des PTA. Il participait activement à la vie publique du SNETP et de la CGT dans l’Académie d’Aix.
Jean Renaudier épousa, en 1950, Jeannine Martini, et ils eurent ensemble quatre enfants. Elle décéda en 1973. Il se remaria avec Christiane Moussion, fille de François Moussion, professeur au lycée technique, militant actif du SNES. Son épouse était agent administratif de l’Éducation Nationale à L’Inspection académique et dans différents établissements des Bouches-du-Rhône de 1958 à 1996.

Le couple militait au Parti communiste français. Lui, adhérent depuis 1946, fut membre des secrétariats des comités des sections de Saint-Gabriel-Marseille (1956-1958), puis d’Aubagne (1958-1976). Élu à la commission fédérale de contrôle financier en 1968, il devint membre du comité de la fédération du PCF (1970-1975). Il avait suivi l’école centrale d’un mois en 1968. Elle, adhérente depuis 1958, fut trésorière de la section du PCF d’Aubagne (1983-1995).

La famille était investie, aussi, dans l’activité citoyenne. Après sa première épouse, Jeannine, conseillère municipale à Aubagne (1965-1971), il fut adjoint au maire d’Aubagne de 1977 à 1995.

Jean Renaudier avait participé de 1958 à 1978, à l’activité de la Fédération des conseils de parents d’élèves (Cornec).

Depuis sa retraite, il était membre de la section des retraités du SNETP-CGT, et adhérent à l’Association Loisirs et Solidarité des Retraités d’Aubagne.

En 2008, Jean et Christiane vivaient toujours dans leur maison à Aubagne.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article160028, notice RENAUDIER Jean par Jean Reynaud, version mise en ligne le 21 juin 2014, dernière modification le 21 juin 2014.

Par Jean Reynaud

SOURCES : Archives syndicales et municipales. — Témoignage de l’intéressé.

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