BEAU Gaston, Élie. Pseudonymes : CADET, CALLAS

Par Pierre Broué, René Lemarquis, Jean-Marie Guillon

Né le 24 novembre 1912 à Genève (Suisse), mort en 1985 ; plongeur, puis ouvrier métallurgiste ; militant des Jeunesses communistes en Suisse (1929-1932), puis du Parti communiste et de la CGT de l’Isère (1933-1951) ; résistant.

Gaston Beau, né en Suisse de parents français, était le fils d’un charpentier [qu’il présente aussi comme un architecte] mort des suites d’un accident peu après sa naissance. Sa mère, ouvrière d’usine, l’éleva à Carouge (Suisse). Il suivit l’enseignement primaire à l’orphelinat de Lausanne jusqu’à l’âge de quinze ans. Il commença à travailler en mai 1929 dans cette ville où il fut d’abord « apprenti de bureau » puis manœuvre dans diverses usines genevoises.
Gaston Beau avait été en 1929 membre de l’Union chrétienne des Jeunes avant d’adhérer le ler mai 1931 aux Jeunesses communistes suisses. Il devint secrétaire des JC de Genève et la même année délégué au CC de cette organisation pour la Suisse romande. Il militait dans une quasi-illégalité en tant qu’étranger et il représentait la JC au bureau régional du PC suisse. Le 2 août 1931, il fut expulsé du canton de Vaud pour avoir participé à une manifestation interdite. Membre de l’Opposition Syndicaliste Révolutionnaire (OSR) en 1931-1932, il participa à la grève de la chaussure à Genève en 1932 comme secrétaire d’un comité de grève.
Gaston Beau faisait état, dans son autobiographie de janvier 1937, de deux événements survenus dans sa famille et celle de sa femme qui retinrent l’attention de la commission des cadres (qui lui attribua la note C [ne pas lui donner de responsabilités]). Son frère Camille Beau, qui faisait alors son service militaire, avait été condamné en 1932 à cinq ans de prison pour attaque à main armée d’un bureau de poste, par la cour d’assises de Genève, alors qu’il était chômeur et avait appartenu à la JC. Gaston Beau avait, lors de ce procès, été arrêté pour injures à magistrats, expulsé à vie de la Confédération helvétique pour son activité politique et transporté en France en juillet 1932 après une semaine de prison. L’autre événement concernait le frère de sa femme qui avait été condamné, plusieurs années auparavant, à deux ans de prison pour une raison que Beau affirmait ignorer.
Après son arrivée en France en juillet 1932, où il reprit son activité politique à la JC, et diverses pérégrinations, il arriva à Grenoble (Isère) en août 1933 et y vécut d’abord de façon précaire, travaillant comme plongeur dans un restaurant et dormant au local du PC, garçon de restaurant puis manœuvre dans une fonderie de Grenoble (Isère). Le 12 septembre 1933, avec un de ses camarades, membre comme lui des JC, il escalada le clocher de l’église Saint-Bruno à Grenoble pour y fixer un drapeau rouge : l’affaire fit grand bruit, prenant des proportions de scandale, et le préfet de l’Isère le signala aux autorités militaires afin qu’il soit l’objet d’une surveillance particulière au cours de son service militaire, qu’il devait à l’époque effectuer en Afrique. Il réussit une autre escalade, beaucoup plus difficile d’ailleurs, celle du clocher de la cathédrale de Voiron où il fixa également un drapeau rouge, mais, cette fois, l’enquête n’aboutit pas. Il fit son service militaire du 9 octobre 1933 à novembre 1934 au 15e Chasseurs alpins à Barcelonnette (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) et fut nommé caporal. Il dirigea en 1933-1935 un groupe de théâtre ouvrier.
De retour à Grenoble, il travailla à l’usine Piccard et Pictet où il fut responsable des « jeunes syndiqués ». Il devint également secrétaire des JC de Grenoble puis président des JC pour la région des Alpes. En tant que secrétaire régional des JC il fut appelé à adhérer au parti et le 1er janvier 1935 il était rattaché à la cellule d’entreprise de Piccard et Pictet du rayon de Grenoble. Il entra au bureau régional du PC. Il fut délégué au congrès national de Villeurbanne en 1936 et à la conférence nationale de janvier 1937. Il était membre du conseil syndical du syndicat CGT des métaux. Il épousa Louise Metras une ouvrière dont le père était mort des suites de guerre en 1921 ; elle militait au Parti communiste, auquel elle avait adhéré le 1er janvier 1933, ainsi qu’au Comité mondial des femmes.
Dans les meetings et réunions publiques, il apparaissait sous le pseudonyme de Cadet, dont il signait également ses articles dans Le Travailleur Alpin. Remarquablement doué et considéré comme le meilleur orateur du Parti communiste dans toute la région, il suivit en juillet 1936 les cours de l’École nationale des JC, et en 1937 ceux de l’École centrale des cadres du PC.
Après l’école des JC (3e groupe) l’appréciation était fort élogieuse : « Très bon élève, homme de masse, tempérament d’agitateur, appelé à devenir un bon militant. » Cependant un autre document était beaucoup plus critique. On y disait que selon « le camarade Maurice », Gaston Beau « ne devait pas être envoyé à l’école centrale car sa femme, élève d’une école régionale à Grenoble "maintient des liaisons avec la police » ». Si Gaston Beau a fait preuve « d’une grande intelligence et d’une certaine capacité de journaliste », « politiquement il [n’inspire] aucune confiance... parce qu’il évite toujours à manifester son opinion et se limite à la répétition des choses lues et apprises dans les livres ». Aussi le bureau (à part Désiré son ami personnel) de l’école pensait qu’il « ne peut pas être utilisé dans le travail dirigeant responsable du parti parce qu’il cache son opinion sur les questions politiques les plus importantes ».
Une note manuscrite précisait que « la caractérisation de l’auditeur de l’école centrale du Parti communiste » était donnée par Eugen Fried*. En post-scriptum, Blagoeva, de la commission des cadres de l’IC, ajoutait que cette caractéristique fut lue par Maurice Thorez* et Maurice Tréand* qui la considérèrent correcte.
À son retour, il fut désigné comme secrétaire de la section de Grenoble du PC, poste auquel il succédait au vétéran François Campiglia* ; il milita dès lors sous son véritable nom. Il avait également des responsabilités dans le syndicat des Métaux et représentait à l’occasion la CGT dans les meetings.
Au lendemain du Pacte germano-soviétique, il participa à la réunion semi-clandestine du comité régional qui se tint au café Bouvet, cours Berriat, au cours de laquelle furent répartis les tracts émanant du bureau régional, intitulés « La Vérité aux Français », qui approuvaient le Pacte germano-soviétique et affirmaient : « les communistes seront au premier rang dans la lutte contre Hitler ». Il fut mobilisé le 25 août 1939 dans l’infanterie de forteresse, et arrêté trois jours après son arrivée à son corps par la gendarmerie de Gap - bien qu’un quotidien régional ait annoncé son arrestation, vingt-quatre heures plus tôt en précisant qu’elle avait été opérée... à la frontière italienne, alors qu’il tentait de chercher refuge... en Italie. En même temps que lui étaient arrêtés Henri Turrel*, secrétaire régional, Louis Wolozan*, trésorier de la section de Grenoble et l’un des secrétaires de l’UD-CGT, Henri Vizioz*. Le trésorier régional André Dufour* les rejoignait quelques jours après à la prison Saint-Joseph. Les quatre hommes furent inculpés successivement de « menées anarchistes », puis de « provocation de militaires à la désobéissance », pour être finalement condamnés, pour « infraction » à un arrêté de 1936 sur les menées hitlériennes, par le tribunal correctionnel de Grenoble, à trois mois de prison et cent francs d’amende. À l’expiration de sa peine, Gaston Beau fut renvoyé aux autorités militaires, interné en janvier 1940 au camp de Roybon. Affecté à la 3e compagnie de travailleurs dans les Alpes-Maritimes, il fut, avec sa compagnie formée de « suspects », démobilisé après l’armistice, mais maintenu sur place dans le cantonnement de la citadelle de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence), cet « internement » n’étant ratifié par arrêté préfectoral qu’en novembre 1940.
Dans l’intervalle, sa femme, Marie-Louise, avait, sur instructions du Parti communiste, établi le contact clandestin avec les détenus de la citadelle. Il profita de la circonstance pour s’évader, avec son aide, au cours du transfert d’un groupe de détenus dont il était, vers le camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn). Il rejoignit alors Grenoble afin de reprendre le « contact », et fut aussitôt désigné pour prendre la direction du Parti communiste en Savoie. Mais son évasion avait eu lieu sans l’accord préalable des dirigeants de son Parti et constituait un manquement à la discipline : il fut presque aussitôt relevé de ces dernières fonctions et mis à l’écart, coupé de tout contact pendant de longs mois.
Ce n’est qu’en janvier 1942 que, sur décision de la délégation du comité central en zone sud, il fut remis en contact avec le parti, par l’intermédiaire du responsable de l’OS des Bouches-du-Rhône, à Marseille.
Il y dirigea le groupe mobile de l’OS, dit groupe Lucien, qui intégra les FTP à leur création en juillet 1942. Les renseignements sur ce détachement très protégé par le PC proviennent de l’interrogatoire de Paul Romeyer*, commissaire régional aux opérations (COR) pour les Bouches-du-Rhône, arrêté le 1er mai 1943 et d’un texte co-écrit par Beau et Louis Blésy* sur « les origines de l’insurrection » à Marseille, texte partiellement publié dans le numéro spécial de la revue Combattre sur l’insurrection marseillaise en août 1945. Bien que le parti ait interdit d’avoir un contact direct avec Lucien « vu le travail important effectué », Romeyer put le rencontrer à plusieurs reprises en avril 1943 afin de discuter du fonctionnement du groupe, des objectifs à atteindre, du matériel nécessaire pour les sabotages (ou plutôt du manque de matériel). D’après Romeyer, « pour Lucien, chargé depuis le début de l’année de l’exécution des traitres, cette question était primordiale pour la vie du Parti ». Romeyer lui passa des listes de suspects fournies par l’appareil politique, comprenant en particulier les noms de membres du groupe dissident dirigé par Joseph Pastor (outre Pastor, Armand Bucchianeri, Bruno Razzoli*, etc.). Interrogé après guerre par Madeleine Baudoin, historienne des Groupes francs (GF) des Bouches-du-Rhône, Beau reconnut avoir reçu, entre 1942 et 1943, par trois fois, de la direction des FTP, l’ordre d’exécuter Pastor. Le groupe Lucien devait aussi préparer des actions contre des ennemis du parti, membres du PPF (dont Simon Sabiani et un des militants auteur de tirs contre la manifestation du 14 juillet 1942) ou policiers chargés de la répression contre les communistes. Lucien passa à Romeyer une liste de policiers « tortureurs » à transmettre à l’appareil politique qui devait se livrer à une enquête complémentaire. Il lui passa aussi des renseignements sur l’ex-député communiste de la région parisienne, Maurice Honel*, accusé d’agir contre le parti. Toujours d’après Romeyer, Lucien aurait procédé à plusieurs exécutions, dont celle d’Henri Relaut alias Gauthier, rue Nationale en février 1943 (dont nous ne trouvons pas trace dans les archives). Il reste difficile de mesurer l’action du groupe Lucien durant cette période, mais il est vérifié que Beau et son groupe furent les acteurs de la tentative d’attentat à la bombe au soir de la prestation de serment des SOL de la région, à Marseille, le 4 octobre 1942. L’action est relatée dans le texte cosigné par Blésy et Beau. Beau lança une bombe à mèche (qui n’explosa pas) sur les SOL, le soir, au moment de leur dispersion. Il était accompagné de son épouse et d’un autre militant. La police constata que l’engin était identique à celui qui avait été retrouvé quelques semaines plus tôt pour le deuxième anniversaire de la Légion des combattants. Romeyer avait demandé à Lucien un compte rendu d’activité. Ce rapport daté du 30 mars fut retrouvé dans ses papiers avec les listes de personnes à abattre. Lucien résidait alors chez un pêcheur dont le fils était recherché par la police. Il avait besoin d’une carte d’alimentation pour son ravitaillement lorsque Romeyer le rencontra pour la première fois, le 10 avril. Romeyer lui assura un versement mensuel de 2 000 francs et l’informa que, sur directives du parti, son groupe serait complété par une ou deux personnes. Le groupe de Lucien était certainement réduit. Romeyer ne signala que la présence de Claire (Louise Beau) à ses côtés. Le 30 avril, Romeyer pressa Lucien de faire un geste pour le 1er mai et ce dernier lui dit qu’il tenterait une action contre les troupes d’occupation. Romeyer n’en savait pas plus. Or, effectivement, un cycliste blessa grièvement deux officiers allemands, boulevard National, le 1er mai. Beau, très isolé car la répression avait démantelé le groupe FTP de L’Estaque (Charmasson*-Montarello*) qu’il affirmait avoir créé, dût quitter Marseille et fut muté au camp Faïta (devenu bientôt la 1e compagnie FTP de Provence) à l’automne 1943. Le camp Faïta – qui était le principal maquis FTP dans la région – migrait alors du massif des Maures vers le centre du département du Var, entre le massif de la Sainte-Baume et l’Argens. Beau fut désigné en novembre 1943 pour commander, en tant que commissaire politique, l’un de ses détachements, le détachement Santerre, installé dans les monts Auréliens, dominant le bassin de Saint-Maximin. Il fut blessé au pouce le 23 février 1944 sur le territoire de la commune de Seillons-Source d’Argens au retour d’une « récupération » de tabac à Barjols par les gendarmes de cette localité. L’un de ses compagnons, Antoine Camugli*, fut tué. Gaston Beau, dont la blessure s’était gangrénée, bénéficia d’une chaine de solidarité d’une dizaine de personnes qui le conduisit du maquis jusqu’à Villecroze (Var) où il reçut les premiers soins par le médecin (non résistant) de Salernes, puis à Draguignan où il fut opéré grâce au docteur Angelin German, membre de l’Armée secrète. C’est là qu’il prit pour pseudonyme Callas, du nom d’un village proche de la préfecture du Var. Il rejoignit en mars les Alpes-Maritimes où il eut la responsabilité d’un sous-secteur FTP, mais il en fut relevé rapidement pour prendre le commandement du camp d’instruction FTP de la région F (Alpes-de-Haute-Provence) à Montlaux. Il fut muté à Marseille en mai 1944, grâce à sa femme qui y était restée et servait d’agent de liaison au commissaire interrégional aux opérations (COIR), Louis Blésy. Blésy le nomma COR pour les Bouches-du-Rhône avec pour tâche principale de réorganiser les FTP dans Marseille alors que ceux-ci s’étaient beaucoup affaiblis. En juillet, Beau reçut assez froidement Guy Serbat* Cayrol renvoyé à la base qui le décrivit ainsi dans ses souvenirs : « petit, maigre, nerveux, parfois fébrile. On devinait en le voyant un homme de résolution, de courage et aussi de loyauté », il « pétillait d’intelligence et d’énergie ».
Beau et Blésy firent le récit de l’insurrection marseillaise en août 1944 dans la revue des FTP de la région, Combattre, en août 1945. Ils avaient planifié ensemble les opérations. Beau ordonna à ses hommes de récupérer des armes à la caserne des douanes et dans les postes de police. Blésy et lui tentèrent de suivre les événements au plus près. Dans la nuit du 21 au 22 août, ils essayèrent d’établir une ligne de défense sur le Jarret (petit cours d’eau au débouché de la vallée de l’Huveaune) pour empêcher les Allemands en repli de rentrer en ville mais ils furent contournés. Beau comme Blésy (avec qui il allait désormais régulièrement travailler) furent parmi les principaux responsables de l’insurrection marseillaise et de la libération de la ville.
Homologué comme commandant FFI, Beau fut nommé en septembre adjoint au commandant du 3e bureau FFI, subdivision des Bouches-du-Rhône. Il continua à poursuivre les communistes dissidents du groupe de Joseph Pastor. Il fit arrêter en septembre 1944 Jacques Méker, chef des Groupes francs de Marseille, sur ordre de l’état-major régional FFI comme responsable d’un groupe armé anticommuniste et, celui-ci ayant été libéré, il réclama encore, le 15 février 1945, son arrestation comme chef d’une bande non contrôlée par les FFI.
Il suivit en 1945 les cours de l’école des cadres militaires de Castres (Tarn) et fut promu lieutenant d’active. Il était chargé au début 1946 de la liquidation des affaires FFI à Marseille. À partir de 1946, il fut attaché parlementaire auprès de Charles Tillon*, ministre de l’Armement, puis de François Billoux*, ministre de la Défense nationale. Il demeura dans l’armée jusqu’en 1951 : à cette date, désigné pour l’Indochine, il donna sa démission et fut ramené soldat de 2e classe dans la réserve. Titulaire de la Légion d’honneur, de la Croix de guerre, de la Médaille de la Résistance, de la croix du combattant volontaire et de la médaille des blessés, Beau, fixé à Paris, fut jusqu’à son décès l’un des dirigeants de l’association des anciens FTP, puis de l’ANACR. Trésorier national de l’association, il dirigeait aussi son journal, France d’Abord. Avec Louis Blésy et Guy Serbat, il avait aidé Charles Tillon pour la rédaction de son ouvrage sur les FTP, ouvrage qui ne fut finalement édité qu’en 1962.
Gaston Beau était aussi l’un des rares dirigeants du PC de l’Isère avant-guerre à n’y être pas revenu après la guerre.
Son épouse, Louise (1908-1982) fut elle aussi une militante communiste très engagée aux côtés de son mari. Membre du bureau régional de l’Isère, elle fut condamnée à quinze mois de prison avec sursis en août 1940. D’après Paul Billat*, elle intégra le parti clandestin vers septembre 1940 et contacta Simone Bertrand* qui devait intervenir dans le milieu enseignant. Elle aida son mari à s’évader du camp d’internement de Fort-Barraux et le suivit à Marseille où elle l’assistait tant à l’OS qu’aux FTP. Avec le pseudonyme de Claire, elle fut agent de liaison de l’interrégion FTPF à partir de novembre 1943. Elle fut homologuée lieutenant FFI à la Libération. Après guerre, elle devint elle aussi membre de la direction nationale de l’ANACR.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article16008, notice BEAU Gaston, Élie. Pseudonymes : CADET, CALLAS par Pierre Broué, René Lemarquis, Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 7 février 2021.

Par Pierre Broué, René Lemarquis, Jean-Marie Guillon

SOURCES : Arch. Dép. Isère, 52 M 119, 77 M 2. — Arch. Dép. Var, fonds Jean-Marie Guillon (radiographie de la blessure de Gaston Beau). — Arch. Musée de la Résistance azuréenne (comptes rendus du comité militaire régional des FTP Alpes-Maritimes-Basses-Alpes). — RGASPI, Moscou, 495.270.2060 : Autobiographie du 20 janvier 1937 (noté C). Documents sur École des cadres. — Le Travailleur Alpin, 1933-1938, passim. — La Voix du peuple, 1938-1939, passim. — Combattre, n° spécial « L’insurrection de Marseille », août 1945. — Madeleine Baudoin, Histoire des Groupes Francs (M.U.R.) des Bouches-du-Rhône de septembre 1943 à la Libération, Paris, P.U.F., coll. "Esprit de la Résistance", 1961. — Madeleine Baudoin, Témoins de la résistance en R2, thèse de doctorat d’État, Université de Provence (Aix-Marseille I), 1977 (tome III, chapitre XVI). — Paul Billat, Levés à l’aube de la résistance dauphinoise. PCF-Front national-FTPF dans la Résistance de l’Isère, Sassenage, Les Imprimeurs réunis, 1978. — Jean-Marie Guillon, La Résistance dans le Var. Essai d’histoire politique, Aix-en-Provence, thèse de doctorat d’État, Université Aix-Marseille I, 1989, accessible en ligne (site var39-45.fr). — Robert Mencherini, Résistance et occupation (1940-1944), tome 3 de Midi rouge, ombres et lumières, Paris, Syllepse, 2011.— Guy Serbat, Le P.C.F. et la lutte armée 1943–1944. Témoignage. Mémoires de l’ancien commandant militaire en second des F.T.P. de la zone sud, Paris, L’Harmattan, 2001. — Charles Tillon, Les FTP. Témoignage pour servir à l’histoire de la Résistance, Paris, Julliard, 1962. — Témoignages Louis Blésy, Ferdinand Cauvin, Félix Diana, Henri Masi. — Lettre du 17 mai 1973.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément