RIGHETTI Frédéric, Francis, Esther

Par Jacques Girault

Né le 31 mars 1926 à Monaco, mort le 30 juin 1992 à Nice (Alpes-Maritimes) ; instituteur dans les Alpes-Maritimes ; militant du SNI ; militant communiste ; conseiller municipal de Grasse.

Frédéric Righetti dans les années 1980.
Frédéric Righetti dans les années 1980.

Fils d’un chauffeur de taxi, Frédéric Righetti, dit « Freddy » reçut les premiers sacrements catholiques. Élève du collège du Parc Impérial, puis du lycée Masséna de Nice (comme élève-maître), il le quitta en 1943 pour échapper au service du travail obligatoire. Il travailla à Allos (Basses-Alpes/de Haute-Provence) dans un hôtel-restaurant, entretenant des rapports avec le maquis qu’il ravitailla. Bachelier en 1945, il effectua son service militaire comme éclaireur-skieur dans les chasseurs alpins (Barcelonnette, Tignes, Annecy).

Instituteur à Saint-Etienne-de-Tinée, à Saorge (1947-1952, durant ces années, il suivit un stage Freinet), il fut nommé directeur de l’école du hameau du Plan de Grasse (1952) où il enseigna jusqu’à sa retraite en 1981. Il s’occupa de la pratique du ski scolaire et organisait chaque année une kermesse scolaire. Il pratiqua l’imprimerie à l’école, initia ses élèves à l’écologie et à la culture biologique. Il composa avec eux un numéro de Bibliothèque du Travail en 1973.

Militant du Syndicat national des instituteurs, élu au conseil syndical de la section départementale en 1950, il fut réélu en 1952 et en 1955 sur la liste « Unité et Action » minoritaire.

Frédéric Righetti se maria religieusement (« demandé par la belle-famille ») en août 1947 à Nice avec une institutrice. Le couple eut quatre enfants.

Membre du Parti communiste français depuis 1949, membre du bureau de la section communiste de Grasse, il entra au comité de la fédération communiste en 1953. Il suivit le stage organisé par le PCF en 1952 pour les instituteurs communistes. Il ne fut pas représenté au comité fédéral en 1959 en raison de « difficultés familiales ». Il quitta le PCF en 1990 « rencontrant trop de sectarisme, d’intransigeance, un refus du dialogue ».

Frédéric Righetti fut élu conseiller municipal de Grasse et adjoint spécial du hameau Plan de Grasse en 1959 et en 1965. En 1971, il fut candidat en quatrième position sur la liste de gauche à direction communiste qui fut battue. A nouveau élu en 1977, il redevint adjoint spécial du hameau de Plan de Grasse. Il parvint avec l’aide d’un mécène à implanter une piscine dans le hameau en 1962, qui était gérée par des bénévoles appartenant aux diverses associations planoises. Il impulsa la construction de deux cités HLM et d’une école primaire Henri Wallon. Il s’impliqua dans l’implantation d’un hameau tzigane en relations avec l’association des amis des gens du voyage, s’occupant de l’intégration des familles et de la scolarisation des enfants.

Après sa retraite, toujours syndiqué, Frédéric Righetti participa aux activités du Conservatoire régional du patrimoine naturel de Provence dont il assura le secrétariat à partir de 1987 et conserva cette responsabilité après la fusion avec le Centre d’études des éco-systèmes de Provence, devenu « Espaces naturels de Provence ». Il s’occupait tout particulièrement de l’achat de lieux à préserver pour la faune et la flore.

Ses obsèques furent civiles. Louis Fiori, entre autres, prononça un hommage au cimetière du Plan de Grasse devant un important rassemblement reconnaissant envers cette « figure noble et généreuse » comme le titra la presse. Le conseil municipal de Grasse donna son nom à une salle de sports et de réunions.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article160261, notice RIGHETTI Frédéric, Francis, Esther par Jacques Girault, version mise en ligne le 26 juin 2014, dernière modification le 30 mars 2021.

Par Jacques Girault

Frédéric Righetti dans les années 1980.
Frédéric Righetti dans les années 1980.

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Presse syndicale. — Renseignements fournis par son épouse.

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