BEAUNEZ Roger, Alphonse, Raymond

Par Bruno Duriez

Né le 20 mai 1920 à Condé-sur-Noireau (Calvados), mort le 10 mars 2000 à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe) ; employé de bureau ; responsable fédéral JOC ; Mouvement de libération du peuple, responsable national UGS et PSU ; CGT puis CFDT, délégué général de l’ADELS.

Le père de Roger Beaunez, Alphonse Beaunez était lithographe, membre du syndicat du livre, et sa mère, Madeleine Gain, femme de ménage. Premier de quatre enfants, il vécut sa jeunesse à Asnières. Il y poursuivit ses études jusqu’à l’obtention du brevet d’études primaires supérieures.
Roger Beaunez fut embauché en 1937 comme employé de bureau chez Ugine-Bronzavia. Il travailla ensuite comme employé à la Mission de Paris, puis au journal de la JOCF, Sillage, à Saint-Cloud. Il occupa ensuite plusieurs emplois : OS fraiseur chez Renault à Colombes, employé à la Continentale. En 1959, il fut appelé par Claude Bourdet*, membre du conseil de Paris, pour être son collaborateur, jusqu’en 1971. Il fut ensuite conseiller technique au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes jusqu’à sa retraite en 1981.
Veuf d’un premier mariage (1943), dont étaient nées deux filles, Roger Beaunez épousa en avril 1949 Jeannette Irgel, employée, ancienne jociste. De leur union naquirent quatre enfants. Ils vécurent à Saint-Cloud puis à Colombes (1951-1978), à Épinay-sur-Seine (1978-1984), à Angers (1984-1990), et à Sablé-sur-Sarthe.
Adhérent à la JOC à Asnières en 1937, Roger Beaunez fut président de la fédération jociste de Paris-Nord (1940-1944) avec l’abbé Godin. À ce titre, il participa à la session fondatrice de la Mission de Paris. De 1943 à 1949, il participa aux Jeunes chrétiens combattants (JCC) et aux Forces unies de la jeunesse patriotique (FUJP). Il fut membre de l’Action catholique ouvrière (ACO) de 1950 à sa mort.
Militant au Mouvement de libération du peuple à partir de 1954, il participa ensuite au comité directeur de l’Union pour la gauche socialiste (UGS) puis du PSU. Il rejoignit le Parti socialiste en 1974 et il en demeura membre jusqu’en 1988 après avoir été membre du conseil fédéral des Hauts-de-Seine. Conseiller municipal à Asnières en 1945, il fut ensuite conseiller municipal PSU à Colombes de 1965 à 1971. Militant pour la cause algérienne à Colombes, il fut emprisonné en 1957 avec El Hocine Ben Cheikh, et condamné. Défendu par Pierre Stibbe, il fut son suppléant comme candidat UGS aux législatives de 1958.
Roger Beaunez fonda en 1959 l’Association pour la démocratie et le développement local dont il fut le délégué général jusqu’en 1973. À ce titre il anima de nombreux stages et colloques sur la politique et la démocratie locales et fut le co-responsable de la revue Correspondance municipale. Directeur de la collection « Pouvoir local » aux Éditions ouvrières, il y publia plusieurs ouvrages.
De 1950 à 1963, il fut membre de l’AFO puis de la CSF. À ce titre il participa notamment à des actions pour le logement à Colombes.
Il fut membre du conseil et du bureau de la Fondation pour la vie associative (FONDA) de 1981 à 1993.
Membre de la CGT (1950-1958), il fut licencié à deux reprises pour son action syndicale et pour son action pour l’Algérie. Il adhéra à la CFDT en 1965 et en resta membre jusqu’à sa mort. À ce titre il siégea au comité consultatif du district de la Région parisienne puis au Comité économique et social régional de l’Ile-de-France de 1963 à 1972. Il fut ensuite membre du CESR comme personne qualifiée (1981-1984). Il fut également administrateur de la Société centrale de banque comme délégué du ministère de la Consommation.
Pendant sa retraite, Roger Beaunez continua d’exercer des responsabilités syndicales à l’UD-CFDT des retraités des Hauts-de-Seine puis en Maine-et-Loire. Il s’impliqua dans la vie de plusieurs associations locales (Association sablonienne de soutien actif aux demandeurs d’emploi, Solidarité mutuelle face au chômage), dans sa paroisse et au CEAS local. Il fut membre du Groupement régional de la coopération, de la mutualité et des associations des Pays-de-Loire.
Son épouse fut elle-même militante au MLP, à l’UGS puis au PSU, ainsi qu’aux Associations familiales ouvrières puis à la Confédération syndicale des familles, et membre de l’ACO.
Il était chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres et chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article16040, notice BEAUNEZ Roger, Alphonse, Raymond par Bruno Duriez, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 20 octobre 2008.

Par Bruno Duriez

ŒUVRE : L’expérience de Grenoble ; Villes et citoyens ; Politiques culturelles et municipalités ; Les communes et l’emploi : des initiatives municipales. Les moyens d’une politique locale ; Jocistes dans la tourmente (en collab.).

SOURCES : Informations communiquées par l’intéressé et par son épouse. — questionnaire JOC, 1997. — Roger Petremann notice dans G. Poujol et M. Romer, Dictionnaire biographique des militants. De l’éducation populaire à l’action culturelle L’Harmattan, 1996. — Cahiers du GRMF, n° 4, 6 et 9.

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