BEAUPÈRE Jean, Maurice, Henri

Par Jacques Girault

Né le 21 avril 1935 à Lyon (IVe arr.), mort le 23 mars 1989 à Lyon (VIIIe arr.) ; professeur ; militant du PSU dans le Rhône ; militant syndical (SNES puis SGEN).

Dernier fils des six enfants d’un médecin de la Croix Rousse à Lyon, Jean Beaupère reçut une éducation catholique et effectua toute sa scolarité primaire et secondaire dans l’établissement catholique des Chartreux à Lyon. En 1952, il devint étudiant en histoire-géographie à la faculté des lettres de Lyon et obtint en 1956 un diplôme d’études supérieures sur « Les oppositions religieuses à Lyon au temps de l’assemblée des notables, 1871-1875 ».

Sursitaire, il effectua son service militaire pendant 28 mois dans une unité du Train à Metz (Moselle) au début des années 1960. Il fut démobilisé à la caserne de la Part-Dieu à Lyon.

Il se maria en septembre 1958 à Lyon (Ve arr.) avec une professeure titulaire du CAPES de lettres. Le couple adopta en 1968 quatre enfants et habitait à Lyon (IVe puis Ve arr.) avant de s’installer à Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône).

Jean Beaupère fréquentait les organisations de jeunes catholiques et poursuivit ces rapports avec des groupes chrétiens à la faculté tout en militant à l’Union nationale des étudiants de France. Membre des Jeunesses étudiantes chrétiennes, il militait dans le Mouvement de Libération du Peuple avec son épouse.

Reçu au CAPES en 1961, il devint professeur au lycée de Bourgoin (Isère), puis fut nommé au lycée Brossolette à Villeurbanne (Rhône) en 1970. Actif dans les sections syndicales (S1) du Syndicat national de l’enseignement secondaire puis du SNES (classique, moderne, technique) de ses lycées, il s’opposait vivement au courant « Unité et Action », à partir de 1968. Militant du courant « Rénovation syndicale », il figura sur la liste nationale « Ecole émancipée-Rénovation syndicale » aux élections en 1971 de la commission administrative nationale de SNES, puis il adhéra au Syndicat général de l’éducation nationale.

Ancien membre de l’Union de la gauche socialiste, il adhéra dès sa création au Parti socialiste unifié, proche des idées de Michel Rocard. Au début des années 1960, membre du bureau de la fédération du Rhône du PSU, suppléant du Comité politique national en 1965, responsable de la formation à partir de 1967-1968, il était aussi le responsable du journal fédéral, le Journal du Peuple. En mai-juin 1968, il participa à la publication d’une feuille quotidienne, le Journal du Rhône, informant sur des événements locaux, dont les assemblées générales dans son lycée, dénonçant la « presse des trusts » et critiquant les partis de gauche et la CGT. En 1969, il démissionna du bureau fédéral, en désaccord avec les militants « révolutionnaires » du PSU. Il passa en 1974 au Parti socialiste. Mais il milita peu en raison de son état de santé à partir de 1984. Il mourut à l’hôpital Léon Bérard à Lyon (VIIIe arr.).

Son épouse, Hélène (dite Nelly) Jannin-Noble, née le 20 novembre 1933 à Lyon (Ve arr.), fille d’un comptable, fut élevée uniquement par sa mère, institutrice. Après des études de lettres à la faculté de Lyon, reçue au CAPES en 1958, nommée un an au lycée de Roanne (Loire), elle obtint un an de disponibilité et fut reçue à l’agrégation en 1961. Nommée professeure au lycée Simone Weill de Saint-Etienne (Loire), elle fut mutée en 1970 au lycée Lumière à Lyon et y enseigna jusqu’à sa retraite en 1993. Elle obtint aussi une licence de théologie. Syndiquée au SNES, elle adhérait à l’UGS puis au PSU et enfin au Parti socialiste.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article16041, notice BEAUPÈRE Jean, Maurice, Henri par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 11 septembre 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat. 581AP/9, 135/482. — Tribune socialiste, 12 juin 1965. — Fichiers adhérents du PSU. — « Mai 68 à Lyon », exposition avril-juin 2008, Bibliothèque municipale de Lyon. — Renseignements fournis par Nelly Beaupère. — Notes d’Alain Dalançon, de Gilles Morin, de Jean-Claude Romettino.

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