BERTEAUX Jean-Baptiste, puis John [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Mineur et militant anarchiste installé à Weir City (Kansas), Jean-Baptiste Berteaux versa à diverses souscriptions organisées au bénéfice de L’Ami des ouvriers, puis de La Tribune libre durant les années 1890.

Lorsque le journal L’Union des travailleurs fut fondé en 1901, J.-B. Berteaux s’était installé à Rich Hill (Missouri). Il en fut l’un des premiers abonnés et plaça de nombreux abonnements autour de lui. En 1903, il était membre du Parti socialiste américain et en août il versa son obole afin de financer une tournée de propagande de Louis Goaziou dans l’État voisin du Kansas. En 1905, alors qu’il travaillait à Roseland (Kansas), il protesta violemment contre les accusations proférées à son encontre d’avoir eu un comportement antisyndical. En 1908, il fut l’un des membres-fondateurs de la section socialiste francophone locale (27 adhérents) et fut élu membre du comité de littérature. Durant toutes ces années et jusqu’en 1911, J.-B. Berteaux demeura un lecteur assidu et généreux de L’Union des travailleurs.

Militant coopérateur, il fut aussi le fondateur de la coopérative socialiste L’Espérance de Frontenac (Kansas). Il la quitta toutefois en 1911 pour fonder une coopérative dissidente La Paix, à la suite d’une grève des mineurs qui en avait sérieusement obéré les finances. Au bout de quelques mois, les deux coopératives rivales firent la paix et décidèrent d’ouvrir une bibliothèque socialiste commune.

J.-B. Berteaux était franc maçon. Membre de la Fédération du Droit Humain, il présida à Frontenac un banquet maçonnique de 60 couverts en mars 1909.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article160594, notice BERTEAUX Jean-Baptiste, puis John [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 30 juin 2014, dernière modification le 18 septembre 2022.

Par Michel Cordillot

SOURCES : L’Ami des ouvriers, 30 décembre 1895 ; La Tribune libre, 31 décembre 1896 ; L’Union des travailleurs, 27 juin 1901, 5 février, 20 août 1903, 6 avril 1905, 18 juin 1908, 18 mars 1909, 15 décembre 1910, 9 mars, 20 avril 1911 entre autres.

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