THEIL Léon

Par Dominique Tantin

Né le 9 avril 1887 à Corniac (Lot), fusillé le 1er octobre 1942 à Saint-Lô (Manche) ; employé à la SNCF ; résistant au sein des FTPF.

Fils de Jean, Denis et Rosalie Vergnet, cultivateurs, Léon Theil épousa Marie, Ida Valade. Le couple élevait deux enfants, Lucien Valade, né en 1913, et Georgette, née en 1917. Entré aux chemins de fer en 1914, Léon Theil résida successivement à Quettreville-sur-Sienne (Manche), Pont-l’Évêque (Calvados) et Cérences (Manche). Il gravit les échelons administratifs et devient chef de canton de Cérences à la SNCF. Il était domicilié à Trelly, passage à niveau no 48.
En novembre 1941, il s’engagea dans la Résistance à l’instigation d’André Defrance, qui fut son chef de groupe au sein du Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France, mouvement de Résistance fondé et dirigé par le Parti communiste français (PCF), en même temps qu’Alexandre Avoyne. Il organisa la résistance au sein des cheminots, diffusa la propagande clandestine, renseigna sur la circulation des convois, hébergea avec sa femme des militants illégaux et des réunions clandestines. Il devint sergent-chef des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), organisation militaire du Front national et, sous l’autorité d’André Defrance – capitaine FTPF –, il dirigea un groupe et participa à des sabotages de convois ennemis.
Dénoncé et arrêté le 8 juillet 1942 à son domicile par la police française alors qu’il hébergeait deux résistants, Léon Theil fut livré aux Allemands, incarcéré successivement à Coutances, Cherbourg et Saint-Lô du 8 juillet au 1er octobre et torturé.
Léon Theil fut condamné à mort le 14 septembre 1942 par le tribunal militaire de la Feldkommandantur 722 de Saint-Lô pour intelligence avec l’ennemi et menées terroristes, au cours d’un procès qui se solda par treize condamnations à la peine capitale. Il fut passé par les armes à Saint-Lô le 1er octobre 1942 à 7 h 50 avec Alexandre Avoyne et sept autres résistants.
Sa femme fut condamnée à un an de travaux forcés et déportée en Allemagne le 20 octobre 1942 avec Marie Avoyne, née Fossey. Elles furent internées à Anrath – « Prison d’application de peine de travaux forcés pour des femmes ``NN’’ (Nacht und Nebel) et prison de passage pour les femmes non ``NN’’, située dans la Ruhr » – et libérées le 29 septembre 1943.
Déclaré « Mort pour la France » le 15 août 1946, Léon Theil fut homologué au grade d’adjudant.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article160857, notice THEIL Léon par Dominique Tantin, version mise en ligne le 2 juillet 2014, dernière modification le 31 mars 2017.

Par Dominique Tantin

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Site Internet WikiManche. – Site Internet Ouest-France.

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