PHAM TINH-QUAT Daniel

Par Alain Dalançon

Né en 1914 à Dong Ngac (Viet Nam), mort le 23 décembre 2008 à Hermanville-sur-mer (Calvados) ; professeur agrégé de mathématiques, militant du SNES et de la FEN.

Lauréat de l’agrégation de mathématiques en 1937 à « titre colonial », son nom fut rayé dans le palmarès en raison de sa non-citoyenneté française.

Il était professeur en classe de mathématiques spéciales au lycée de Besançon (Doubs) en 1944 (il obtint sa promotion de la 6e à la 5e classe au 1er janvier 1944).

À la Libération, Daniel Pham militait au Syndicat national de l’enseignement secondaire et à la Fédération générale de l’enseignement, dont il était secrétaire du syndicat départemental du Doubs. Il fut élu à la commission administrative nationale, au titre des sections départementales, au congrès de 1946 qui vit la transformation de la FGE en Fédération de l’Éducation nationale.

Il intervint souvent dans les congrès du SNES, de la FGE puis de la FEN et dans les colonnes de L’Université syndicaliste et de L’Enseignement public entre 1945 et 1947 pour défendre la promotion de l’enseignement dans les colonies. Ainsi traçait-il les perspectives de « L’avenir de l’enseignement secondaire en Indochine » à la rentrée 1945, ce qui supposait qu’elle se libère de « l’emprise des trusts et de la haute finance ». Pour répondre aux besoins immenses, il faudrait, selon lui, agir par étapes, séparer nettement le secondaire du technique et professionnel, éviter d’importer globalement les programmes métropolitains, délimiter l’emploi des langues, faciliter le passage dans les deux sens des lycées français aux lycées indochinois et créer un bac unique, mais continuer à envoyer à titre transitoire les étudiants dans les universités de France.

Il ne désintéressait cependant pas des questions métropolitaines. Il défendait le corps unique et la réduction du nombre des syndicats nationaux dans la FGE puis la FEN, se félicitant des bons rapports entre eux dans son département.

Daniel Pham soutint une thèse d’État à Paris en 1948 et devint professeur à l’Université de Caen où il collabora avec Gaston Mialaret.

Il écrivit à la fin de sa vie divers romans plus ou moins autobiographiques.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article160866, notice PHAM TINH-QUAT Daniel par Alain Dalançon, version mise en ligne le 2 juillet 2014, dernière modification le 1er octobre 2021.

Par Alain Dalançon

OEUVRE : Techniques du calcul matriciel, Dunod, 1962. — Cours de T.M.P, CDU, 1964-1969. —Avec Gaston Mialaret, Statistique à l’usage des éducateurs, PUF, 1967. — Informatique à l’usage des éducateurs, PUF, 1970. — La malédiction du serpent, 1999. — La pluie de feu : récit en forme de témoignage, La Bruyère, 2001. — Le sang du dragon, roman, La Bruyère, 2002.

SOURCES : Arch. IRHSES (L’Université syndicaliste, L’Enseignement public. . — Divers sites internet.

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