BUISSON [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Plâtrier à Lyon (Rhône), Buisson fut converti en 1842 aux doctrines de Cabet par son épouse Anne, ouvrière chez un marchand de fleurs, chansonnière et fervente admiratrice de l’auteur du Voyage en Icarie. Il collecta des fonds pour la souscription lancée par Cabet en 1846 au bénéfice d’Eugène Sue, et il fut admis en décembre 1847 dans l’avant-garde icarienne (il se déclarait alors vigneron et cultivateur). Il figura de ce fait parmi les signataires de l’adresse à Cabet, datée du Havre, le 2 février 1848.

Buisson quitta la France le 3 février 1848 pour aller fonder Icarie quelque part au Texas avec la première avant-garde. Dès son arrivée, il envoya à ses frères lyonnais une lettre enthousiaste qui fut reproduite par Le Populaire.

Malgré la tournure catastrophique de l’expédition menée imprudemment par Gouhennant, Buisson demeura fidèle à Cabet, et il le suivit à Nauvoo (Illinois) en mars 1849. Un moment dissident, il s’en repentit et soutint Cabet face à ses opposants.

La fille de Buisson rejoignit son père en Icarie avec le premier Grand départ parti du Havre le 2 novembre 1848.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article161025, notice BUISSON [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 4 juillet 2014, dernière modification le 4 juillet 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCES : BN, Nafr. 18151, Papiers Cabet, f. 243, lettre de Cabet à Charles (Louis Krolikowski) datée du 23 novembre 1849 ; Le Populaire de 1841, 26 décembre 1847, 6 février, 13 août 1848, 1er juillet 1849 entre autres ; note de François Fourn.

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