CAILLARD François [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Jean Risacher, François Fourn.

Né en 1822, menuisier, François Caillard faisait partie des « personnalités républicaines » de Tours qui, vers le milieu des années 1840, rendaient régulièrement visite à Blanqui, alors emprisonné dans cette ville. Membre de la Société (ou goguette) des Fils du Diable avec le surnom de « Fraternel », il se proclamait communiste, mais ne figurait pas parmi les signataires de l’adresse publiée dans le Populaire de janvier-février 1845. Il passait pour avoir été l’un des chefs de l’émeute des grains du 21 novembre 1845 et avoir fabriqué des cartouches. Prévenu d’association illicite et inculpé aux procès de Tours, puis de Blois, il fut condamné à 2 mois de prison le 29 avril 1847. Le registre d’écrou indique bien qu’un François Caillard fut écroué au dépôt de Tours les 15 et 16 décembre, mais ce dernier était né vers 1800 à Savonnières en Indre-et-Loire, était marinier, demeurait à Tours, et avait lui aussi été inculpé d’attroupement illicite. Bien que cela ne soit pas totalement à exclure, il serait curieux qu’il y ait eu deux François Caillard arrêtés en même temps.

Rallié définitivement au communisme icarien, François Caillard embarqua au Havre à destination des États-Unis le 12 novembre 1848, avec le deuxième Grand départ dirigé par Witzig. Il était accompagné de sa femme Louise Félicitée (née en 1827, lingère) et sa belle-sœur Marie Théodie (âgée de 14 ans). Tous trois semblent s’être rapidement séparés des Icariens après leur arrivée à La Nouvelle-Orléans (Louisiane).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article161112, notice CAILLARD François [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Jean Risacher, François Fourn., version mise en ligne le 7 juillet 2014, dernière modification le 7 juillet 2014.

Par Jean Risacher, François Fourn.

SOURCES : Arch. dép. d’Indre-et-Loire, Registres d’écrous, 2Y/340-602 ; BN, Papiers Cabet, Nafr. 18 148, ff. 192 à 194 ; Le Populaire de 1841, janvier-février 1845, 1er juillet 1849 entre autres ; Les Communistes à Tours, réflexions sur leur procès. Persécution de police à Blois, Blois, imprimerie de Félix Jahyer, 1846 ; É. Cabet, Le Voile soulevé sur le procès communiste à Tours et Blois, Paris, au Bureau du Populaire, mai 1846 ; M. Dommanget, Auguste Blanqui. Des origines à la Révolution de 1848. Premiers combats et premières prisons, Paris, Mouton, 1969 ; L.-A. Blanqui, Œuvres I. Des origines à la Révolution de 1848, textes présentés par Dominique Le Nuz, Nancy, Presses Universitaires, 1993.

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