LIS Pierre

Par Yves Guillauma

Né le 25 juin 1913 à Phnom Penh (Cambodge), mort le 21 juin 2006 à Vaux-sur-mer (Charente-Maritime)  ; professeur puis haut fonctionnaire  ; résistant  ; maire de Royan (Charente-Maritime).

Pierre Lis naquit à Phnom Penh, au Cambodge, en 1913 mais, orphelin à l’âge d’un an, il fut élevé par sa grand-mère maternelle à L’Éguille-sur-Seudre (Charente-Maritime). Professeur à Royan, il fut, au moment de la guerre, mobilisé dans les tirailleurs nord-africains et fait prisonnier. Après son rapatriement en 1943, il entra dans la Résistance à Saintes et prit notamment la relève de Michel Boucher à la tête du réseau CND Castille après l’arrestation de ce dernier le 9 février 1944.

À la Libération, il fut le candidat socialiste aux élections cantonales de septembre 1945 où il obtint 1 099 voix contre 2 245 à Yves Domecq, radical indépendant, et 452 à M. Langlois, communiste. Au lendemain de la guerre, il fut nommé directeur départemental des prisonniers de guerre, déportés et réfugiés en Charente-Maritime, puis directeur régional à Limoges. Directeur de cabinet de Tanguy-Prigent, ministre des Anciens combattants dans le Gouvernement Guy Mollet (1er février 1956 – 13 juin 1957), puis inspecteur général de ce ministère, il se retira en 1974 à Royan. Il en fut aussi le maire de 1979 à 1983, succédant à Guy Tétard, géomètre, contraint de se retirer à la suite d’une « cabale politique ».

Il décéda dans la nuit du 20 au 21 juin 2006 des suites de la maladie d’Alzheimer. Il avait un fils journaliste, Michel Lis, qui fut grand reporter au Parisien libéré, à L’Équipe et à Paris-Match, puis rédacteur en chef de Télé 7 Jours en 1980, connu dans ses interventions radiophoniques et télévisuelles sous le pseudonyme de « Michel Le jardinier ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article161695, notice LIS Pierre par Yves Guillauma, version mise en ligne le 24 juillet 2014, dernière modification le 2 mai 2021.

Par Yves Guillauma

SOURCES : Arch. dép. Charente-Maritime, 16 W 267. — Libération d’Aunis et de Saintonge, 30 septembre 1944. — Guy Binot, Dictionnaire biographique des Charentais, p. 830. — Henri Gayot, Charente-Maritime 1940-1945 : Occupation, Résistance, Libération, Conseil Général, sd, p. 56. — Cyber-Gazette du Pays royannais, n° 73, janvier 2009).

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