SLOMOVITS Hermina épouse NOVEMBER

Par Daniel Grason

Née le 13 juillet 1920 à Sighet (Roumanie), morte à une date inconnue ; mécanicienne dans la confection ; résistante militante de la Main-d’œuvre immigrée (M.O.I.) ; déportée à Auschwitz (Pologne).

Hermina Slomovits
Hermina Slomovits

Fille de Joseph et de Fani, Hermina Slomovits demeurait 18 rue Gracieuse à Paris (Ve arr.), entrée dans la M.O.I. elle épousa le militant hongrois Ladislas November au 67 avenue de Paris à Saint-Mandé (Seine, Val-de-Marne).
À l’issue de filatures des inspecteurs de la BS2 arrêtèrent le 26 octobre 1943 Joseph Dawidowicz, commissaire politique des FTP-MOI de la région parisienne. Dans l’un de ses domiciles clandestins, ils saisissaient notamment : des listes d’effectifs et un état numérique dactylographié des divers détachements FTP-MOI.
La direction des Renseignements généraux réalisa le 17 novembre 1943 un vaste coup de filet, Hermina Slomovits et Ladislas November étaient interpellés vers 19 heures par trois inspecteurs de la BS2 alors qu’ils se présentaient à la porte d’une chambre de l’Hôtel Voltaire au 3 rue des Carmes (Ve arr.) où vivait Jibé Fegyverès. Elle présenta une carte d’identité française au nom de Léonie Irigoyen revêtue du cachet du commissariat de Biarritz, un passeport allemand au même nom et divers papiers d’identité.
Les policiers saisissaient au domicile de Saint-Mandé : quatre tracts des Francs-Tireurs et Partisans et une liste de souscription en leur faveur, deux documents dactylographiés en langue hongroise, une feuille d’alimentation de matières grasses qui portait le cachet de la mairie du XVe arrondissement. Sa carte d’identité d’étrangère était périmée depuis le 15 décembre 1942, inscrite au service Juif sous le numéro 21396, elle était inconnue des différents services policiers.
Interrogée, probablement battue dans les locaux des Brigades spéciales, livrée aux Allemands, elle était incarcérée à Fresnes. Le 2 février 1944 elle était internée au camp de Drancy réservé aux Juifs. Elle déposa 120 francs au bureau de l’administration du camp (reçu n° 20, carnet de fouilles n° 87). Le 10 février elle était dans le convoi n° 68 à destination d’Auschwitz. Quand l’armée Soviétique libéra le camp le 27 janvier 1945 sur 1500 déportés, 42 survivaient dont 24 femmes. Quant à Jibé Fegyverès, Juif, il a été interné le 22 janvier 1944 à Drancy sous le matricule 12223, il déposa 20 francs à l’administration du camp (reçu n° 20 dans le carnet de fouilles n° 70).
Hermina Slomovitz épouse November rentra de déportation, elle a été homologuée Déportée internée résistante (DIR).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article161709, notice SLOMOVITS Hermina épouse NOVEMBER par Daniel Grason, version mise en ligne le 11 mai 2017, dernière modification le 26 juillet 2021.

Par Daniel Grason

Hermina Slomovits
Hermina Slomovits

SOURCES : Arch. PPo. GB 137 BS2, PCF carton 15 rapports hebdomadaires des Renseignements généraux sur l’activité communiste du 29 novembre 1943, 77W 783. – Bureau Résistance GR 16 P 551399. – Site internet CDJC.

PHOTOGRAPHIE : Arch. PPo. GB 188 cliché du 20 novembre 1943

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