DESCOMBES Clarisse (Joséphine, François, Clarice) [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot, Daniel Cahen

Clarisse Descombes naquit hors mariage à Cherbourg (Manche), le 30 juillet 1812, sous le nom de sa mère, Leriche. Alors qu’elle n’avait que trois ans, son père partit aux États-Unis. Ses parents n’étaient toujours pas mariés à l’époque, mais au retour du père, ils se marièrent à Degulleville le 11 novembre 1820 et reconnurent l’enfant le 5 février 1821.

À l’âge de quatorze ans, Clarisse perdit sa mère et partit l’année suivante à Paris avec son père (décédé en 1843) et ses deux sœurs cadettes, Marie-Louise et Virginie, à qui elle servit de mère jusqu’à leur majorité civile, veillant à ce qu’elles acquièrent un bon métier dans la mode et la couture.

À Paris, elle fit la connaissance de l’épouse et de la fille d’Étienne Cabet, qui l’encouragèrent à faire un séjour linguistique en Angleterre, ce qui lui permit de parler couramment l’anglais. Gagnée au communisme icarien, elle organisa le départ vers Icarie de ses deux sœurs cadettes, qui partirent avant elle avec l’apport financier exigé.

Elle partit ensuite à son tour pour rejoindre la communauté de Nauvoo (Illinois) et débarqua le 25 octobre 1854 à La Nouvelle-Orléans, conjugalement seule mais accompagnée de la famille Bettanier et d’Hippolyte Dujardin. Tous souhaitaient participer à l’aventure icarienne. Arrivée à Nauvoo (Illinois), elle se fit passer pour la mère veuve de ses sœurs sans doute pour masquer un célibat prolongé alors mal vu à l’époque.
En mars 1857, après le départ de Cabet et de ses fidèles de Nauvoo, Clarisse Descombes fut désignée avec la citoyenne Décuillé pour remplacer la citoyenne Reynaud au poste de directrice de l’école de la communauté. Elle devait rester à ce poste jusqu’en 1860. Elle ne suivit pas les membres de la communauté lorsqu’ils partirent s’installer à Corning (Iowa).

Clarisse Descombes habitait vers 1867-68 à Keokuk (Indiana). Elle y avait suivi sa sœur Louise et son mari, l’ancien colon icarien Pierre Favart (ce dernier avait décidé de s’y installer comme tailleur après la Guerre de Sécession, durant laquelle il s’était se lancé dans la confection militaire). Elle y habitait toujours lors du recensement de 1880. Elle mourut dans cette même ville le 31 décembre 1880 et fut enterrée dans le cimetière local.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article162222, notice DESCOMBES Clarisse (Joséphine, François, Clarice) [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, Daniel Cahen, version mise en ligne le 4 août 2014, dernière modification le 12 décembre 2019.

Par Michel Cordillot, Daniel Cahen

SOURCES : Colonie icarienne, 26 juillet 1854 ; Revue icarienne, n° 6, avril 1857 ; Marie Marchand-Ross, Child of Icaria, New York, City Printing Company, 1938.

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