BRUYAS Claude

Par Jean Lorcin

Né le 12 juin 1866 à Larajasse (Rhône) ; demeurant au Chambon-Feugerolles (Loire) ; cheminot retraité de la Compagnie PLM ; militant socialiste-communiste.

Conseiller municipal communiste du Chambon-Feugerolles en 1922, Bruyas fut élu adjoint au maire et délégué sénatorial en 1924. Réélu en tête de la liste du Bloc ouvrier et paysan, avec 1 812 voix sur 3 030 votants et 2 960 suffrages exprimés, contre 1 181 à Antoine Fuvel, tête de liste de l’Union républicaine, au premier tour des élections municipales de 1925, il était toujours délégué sénatorial sous l’étiquette du Parti communiste SFIC en 1927. Réélu avec 1 923 voix aux élections municipales du 3 mai 1929, il suivit Pétrus Faure*, maire communiste du Chambon-Feugerolles, dans la dissidence après son exclusion du Parti en 1929 : membre du PUP de 1931 à 1938, il conserva son poste d’adjoint et de délégué sénatorial. Il fut candidat du PUP aux élections sénatoriales de 1932.
Pétrus Faure présenta cette « candidature de principe » dans un éditorial du Courrier de l’Ondaine où il s’en prenait aussi bien à la « tactique stupide » des communistes qu’à l’attitude des « soi-disant hommes de gauche » qui favorisaient l’élection « des Taurines, Doron et compagnie » en présentant le maire radical-socialiste de Saint-Chamond, Delay, réputé très modéré, au lieu du maire socialiste de Firminy, Brioude*, « pour des raisons de personne » : dans ces conditions, le maire du Chambon-Feugerolles, appelait les électeurs à « barrer la route » aux représentants du comité des Forges et des Houillères en votant « aussi à gauche que possible [...] au moment précis où un vaste mouvement de réaction se dessine pour faire supporter plus durement encore à la classe ouvrière [...] ce que quelques-uns nomment la « grande pénitence » ». (15 octobre 1932).
N’ayant obtenu que 20 voix sur 986 suffrages exprimés, contre 419 aux radicaux-socialistes Merlin, Drivet et Robert, 406 au républicain-socialiste Soulié, 360 au radical-socialiste Delay, 492 au républicain de gauche Taurines et 446 à l’URD Neyret, Bruyas se retira avant le second tour.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article1626, notice BRUYAS Claude par Jean Lorcin, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 25 janvier 2012.

Par Jean Lorcin

SOURCES : Arch. Dép. Loire, 3 M 68-69, 3 M 74, 6 M 59, 10 M 187. — « L’Unité prolétarienne présente un candidat », dans La Tribune Républicaine 13 octobre 1932. — Pétrus Faure, « Les élections sénatoriales », dans le Courrier de l’Ondaine, 15 octobre 1932. — Le Chambon rouge. — Jean-Paul Martin, Le Syndicalisme révolutionnaire chez les métallurgistes de l’Ondaine, 1906-1914, Mémoire de Maîtrise, Saint-Étienne.

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