QUELIN Louis, Régis

Par Dominique Gallix, Marc Mesnard

Né le 21 août 1931 à Saint-Point (Saône-et-Loire), mort le 28 août 2003 à Mâcon (Saône-et-Loire) ; prêtre-ouvrier ; employé ; syndicaliste CFDT ; élu au conseil de prud’hommes de Mâcon.

Louis Quelin, sixième enfant d’une famille de douze, passa son enfance auprès de parents agriculteurs, fermiers au service des propriétaires du château de Lamartine, et catholiques militants engagés dans la vie sociale. À l’âge de dix ans, il quitta l’école primaire de Saint-Point pour le petit séminaire du diocèse à Rimont (Saône-et-Loire), où il étudia jusqu’à la fin de ses études secondaires. Il intégra ensuite le grand séminaire d’Autun (Saône-et-Loire) et fut ordonné prêtre le 23 décembre 1956 à Saint-Pierre de Mâcon. Nommé vicaire à Gueugnon, c’est dans cette ville fortement industrielle qu’il eut ses premiers contacts avec le monde ouvrier et il y garda des amitiés très fortes. Là aussi naquit aussi sa passion pour le football. En 1963, il fut nommé à Montchanin où une équipe de prêtres de la Mission de France était installée depuis 1944, certains travaillant à mi-temps. Il y débuta sa vie de prêtre au travail, à mi-temps lui aussi, à la laiterie Falcoz. Il noua alors une amitié profonde avec Paul Bernardin, prêtre-ouvrier et syndicaliste.

Nommé à la paroisse Notre-Dame de Lumière de Chalon-sur-Saône en 1970, puis à Mâcon à Notre-Dame de la Paix en 1973, il intégra l’année suivante l’équipe des prêtres-ouvriers du diocèse et fut embauché comme magasinier à plein-temps dans la grande surface « Mammouth », où il travailla jusqu’en 1999, date de sa retraite. Il y exerça les fonctions de délégué du personnel sous l’étiquette CFDT et de trésorier du comité d’entreprise COFRADEL.

À Mâcon, il fut élu au tribunal et prit des responsabilités croissantes à l’amicale des locataires de son quartier. Il siégea à l’assemblée départementale de la CNL. Il fut un membre très actif à l’Union locale CFDT de Mâcon. Élu au bureau de l’Union départementale au congrès de 1978, il en fit partie jusqu’à son départ en retraite, assurant la responsabilité du secteur juridique. Très engagé au Centre de soins infirmiers de Mâcon dont la responsable était Jeanne Répécaud*, il fut membre du conseil d’administration auprès de Charles Rozand.
En 2001, on lui décela un cancer de la plèvre. Il se retira dans la maison familiale de Tramayes, où, entouré de ses proches, il s’éteignit le 28 août 2003. Jusqu’au bout, il se tint au courant de l’actualité et des activités de son syndicat. Il fut enterré au cimetière de Saint-Point.
D’une grande disponibilité, Louis Quelin concilia tout au long de sa vie engagement syndical et sacerdoce, vie sociale et foi profonde. Il aimait à se ressourcer régulièrement au carmel de la Paix à Mazille.

Il nous laisse un message de militant : « Le travail comme salarié d’entreprise, la vie syndicale avec ses mandats de représentation de salariés... m’ont cruellement ramené à la réalité. En tout cas, celle que j’ai vécue, c’est que la conciliation ne peut se faire arbitrairement en faisant l’économie de la justice, du droit, de la dignité, donc souvent du conflit, de la lutte. »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article162761, notice QUELIN Louis, Régis par Dominique Gallix, Marc Mesnard, version mise en ligne le 18 août 2014, dernière modification le 18 août 2014.

Par Dominique Gallix, Marc Mesnard

SOURCES : Archives des Unions locales et départementales CFDT de Saône-et-Loire. — Entretiens avec Odile Quelin, Monique Chassagne, Marie-Louise Dupasquier, trois de ses sœurs ; Paul Bernardin, Clément Dumas son collègue du CCE COFRADEL, greffe du tribunal des Prudhommes de Mâcon. — Association bourguignonne des Amis du Maitron.

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