FORT Alfred [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Le capitaine Fort, qui commandait la 5e compagnie du 1er bataillon du génie au service de la Commune de Paris, fut donné pour mortellement blessé à Neuilly le 16 avril. En fait il ne mourut pas de ses blessures, et il parvint à se réfugier à New York après la Semaine sanglante.

Proche de la mouvance blanquiste, Alfred Fort signa en juin 1872 la pétition diligentée par Mégy (à la demande des blanquistes de Londres) pour protester contre la proposition de rédiger une contre-enquête officielle favorable à la Commune. Le 8 juillet 1877, il assista à New York aux obsèques du communard Parisel, figurant même parmi les porteurs du cercueil. Sa trace se perd ensuite définitivement.

Le 25 juillet 1873, le 3e conseil de guerre avait condamné Alfred Fort par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée ; il fut amnistié en 1879. En 1871, il était marié et sans enfant.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article162864, notice FORT Alfred [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 21 août 2014, dernière modification le 21 août 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCES : Arch. Nat., BB 27 ; Arch. Min. Guerre, 3e conseil (n° 1031) ; Arch. PPo, listes de contumaces ; Journal officiel de la Commune, 19 avril 1871 ; Le Socialiste, 22 juin 1872 ; New York Sun, 9 juillet 1877.

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