PICONNIER Maurice [PICONNIER Fernand, Alfred]

Par Julien Lucchini

Né le 3 septembre 1919 à Saint-Brevin les Pins (Loire Inférieure, Loire-Atlantique), mort le 12 août 1999 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ; métallurgiste, ouvrier du bâtiment, puis chef de service au ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme ; syndicaliste CGT, secrétaire de l’union locale CGT de Saint-Nazaire (1953-1971) ; militant communiste, membre du bureau de la fédération du PCF de Loire Inférieure puis Loire-Atlantique (1952-1971) ; résistant.

Adhérent des Jeunesses Communistes en juin 1935, à seize ans, Maurice Piconnier rejoignit l’année suivante le Parti communiste. Il était alors ajusteur. Mobilisé en 1939, démobilisé le 25 août 1940, il reprit ses activités aux côtés des militants communistes clandestins. Il fut arrêté le 31 août 1941 à Paimboeuf (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) et interné à Châteaubriant (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), au camp de Choisel où avaient été regroupés depuis le printemps un certain nombre de militants communistes et cégétiste de région parisienne. C’est parmi ces détenus que les autorités allemandes définirent la liste des vingt-sept fusillés de la Sablière, le 22 octobre 1941. Maurice Piconnier fut ensuite interné au camp de Voves (Eure-et-Loir) où il participa au projet et à la réalisation d’un tunnel qui permit l’évasion de quarante deux détenus, dont lui-même, dans la nuit du 5 au 6 mai 1944. Maurice Piconnier fut alors envoyé en Vendée, où il intégra l’état-major FTP, sous le nom de commandant Guérin.

Après la Libération et son retour en Loire-Atlantique, Maurice Piconnier se consacra particulièrement à l’activité syndicale et fut secrétaire de l’Union locale de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) de 1953 à 1970 au moins, et membre du bureau de l’Union départementale de 1962 à 1964. Après sa retraite, Maurice Piconnier fut le créateur d’un groupe local de l’Union des vieux de France (UVF) qui jeta les bases de l’Union syndicale des retraités (USR) CGT de Loire-Atlantique, au début des années 1980. Maurice Piconner fut l’un des fondateurs de l’USR, dont il devint le secrétaire général.

Sur le plan politique, Maurice Piconnier intégra le bureau de la fédération communiste de Loire-Atlantique en 1952 et y siégea jusqu’en 1962. Membre du bureau de la section de Saint-Nazaire en 1962, il fut élu au comité fédéral, et y demeura jusqu’en 1971. En 1956, il figurait en avant-dernière position sur la liste des candidats du PCF aux élections législatives.

Maurice Piconnier était titulaire de la Médaille des évadés et de la Médaille de la Résistance.
Il fut vice- président de l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé et président du Comité du souvenir des héros de Nantes et de Châteaubriant. Son nom a été donné à un parc dans sa commune natale de Saint-Brévin les Pins.

Il s’était marié le 18 octobre 1945 à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime) avec Marie Thérèse Largeaud.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article163085, notice PICONNIER Maurice [PICONNIER Fernand, Alfred] par Julien Lucchini, version mise en ligne le 16 septembre 2014, dernière modification le 23 septembre 2014.

Par Julien Lucchini

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Auguste Brunet, Si c’était à refaire. La Résistance en Vendée, Pantin, Le Temps des Cerises, 2004. — D. Bucco, « La retraite syndicale. Approche sociologique du syndicalisme retraité CGT de l’agglomération nantaise », DEA de sociologie, Université de Nantes, 2004. — l’Humanité. — État civil.

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