PILLON Marie-Françoise [née LUCAS Marie-Françoise]

Par Alain Prigent, François Prigent

Née le 29 décembre 1886 à Lohuec (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor), morte le 20 mai 1972 à Moncontour (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor) ; institutrice ; militante syndicale du SNI ; militante socialiste des Côtes-du-Nord.

Marie-Françoise Lucas était la fille de Jean-Marie Lucas, boulanger né en 1859, et de Marie, boulangère née en 1860. Elle fut reçue à l’École normale d’institutrices de Saint-Brieuc (promotion 1902-1905). Elle enseigna à Pluduno (1905-1907) puis à Dinan où elle termina sa carrière en 1941.

Syndiquée depuis 1905, elle fut élue du Syndicat des membres de l’enseignement laïc au conseil départemental de l’enseignement primaire en 1922, puis au titre de l’EMEL (1922-1923) siégeant pour le Syndicat national-CGT (1926-1932). Conseillère syndicale du SN (1928-1930), elle fit partie du bureau (1934), dirigé par Jules Gourio, s’occupant des affaires administratives. Lors du procès intenté par le SNI contre L’Electeur, elle témoigna à charge avec conviction contre une presse qui avait sali l’honneur des instituteurs morts au combat. Membre du bureau de la fédération des anciens combattants de Dinan, elle fut très active dans la crise consécutive au boycott de l’inauguration du monument aux morts le 1er octobre 1922. Militante socialiste, elle fut membre du bureau dinannais de l’Union française pour le suffrage des femmes qui organisa une conférence en décembre 1925.

Elle se maria le 12 août 1907 à Pierre, Marie Pillon, né le 18 octobre 1881 à Eréac (Ille-et-Vilaine). Le couple eut deux enfants nés en 1908 et 1914. Son mari, lieutenant, fut tué au combat le 21 mai 1917 à Prosnes (Marne).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article163354, notice PILLON Marie-Françoise [née LUCAS Marie-Françoise] par Alain Prigent, François Prigent, version mise en ligne le 29 août 2014, dernière modification le 7 janvier 2022.

Par Alain Prigent, François Prigent

SOURCES : Arch. dép. Côtes d’Armor, 1T1607, dossier professionnel versé par l’inspection académique. —Arch. de l’UD CGT des Côtes d’Armor. —Alain Prigent, Les instituteurs des Côtes-du-Nord sous la IIIe République (Laïcité, amicalisme et syndicalisme), Editions Astoure, 2005. —François Prigent, Les réseaux socialistes en Bretagne des années 1930 aux années 1980, thèse de doctorat, Université de Rennes 2, 2011.

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