BERGERET Marie-Louise, Jeanne, épouse KREISLER

Par Alain Dalançon, Jacques Girault

Née le 24 octobre 1919 à Vesoul (Haute-Saône), morte le 22 février 1973 à Suresnes (Hauts-de-Seine) ; professeure de lettres ; militante syndicaliste du SNES dans l’académie de Besançon, membre de la CA nationale.

Marie-Louise Bergeret
Marie-Louise Bergeret

Fille d’un fondé de pouvoir d’une banque, Marie-Louise Bergeret, après des études secondaires dans une école privée, effectua des études de Lettres classiques à la faculté de Besançon (Doubs).

Professeur certifiée de lettres au lycée mixte Gérôme de Vesoul, elle protesta contre la menace d’exclusion d’une élève pour port de pantalon, menace qui avait conduit à une grève de la faim des internes. Elle fut élue à la commission administrative de la section académique (S3) de Besançon (Doubs) du Syndicat national de l’enseignement secondaire en 1955 et à la CA nationale sur la liste « A » en 1954. Réélue en juin 1955 avec 3 224 voix, en juin 1956 avec 3 925 voix, elle demeura à la CA jusqu’en 1958. Elle fut déçue par l’insuffisante défense de l’enseignement de second degré par la direction du syndicat et par sa politisation, jugements partagés par d’autres syndiqués qui lancèrent l’idée de constituer une liste différente.

Aussi, en juin 1960, Marie-Louise Bergeret fut-elle candidate et élue sur la liste « C » qui entendait défendre l’enseignement secondaire, avec 1329 voix. Réélue en 1962, en 1964 avec 1 807 voix, elle ne fut pas réélue en 1966. Pendant ces mandats, elle défendit en particulier l’enseignement classique qu’elle jugeait menacé et trop peu pris en compte par la direction « autonome » du syndicat. Ainsi au congrès de 1961, elle vota contre la motion pédagogique présentée par André Drubay et soutenue par Pierre Sénécat, qui proposait un assouplissement des positions du SNES sur le latin en 6e. En 1965, avec Albert-Claude Bay, elle critiqua la façon dont la grève administrative était menée dans le SNES.

En 1967, après la disparition de la liste « C », elle fut candidate en onzième position sur la liste « autonome » du SNES (classique, moderne, technique). Le changement de majorité à la direction du SNES en 1967 et la perte d’influence du courant dont elle avait été une des animatrices la firent s’éloigner des « autonomes » (non candidate en 1969) et la conduisirent à se rapprocher des positions de la tendance « Unité et action ». En mai-juin 1971, elle figura sur la liste « Unité et action » (en 81e position sur 138 noms) pour l’élection de la CA nationale.

De 1952 à 1973, élue à la commission administrative paritaire nationale des professeurs certifiés et licenciés, elle fut titulaire de 1952 à 1955, suppléante de 1955 à 1958 puis à nouveau titulaire de 1958 à 1973. Elle s’occupa principalement de la discipline Histoire-Géographie. Elle fut aussi élue au Conseil de l’enseignement général et technique en 1966.

Mariée en juillet 1966 à Besançon (Doubs) avec Alexandre Kreisler, professeur, ancien secrétaire de la section académique de Besançon du SNES, elle enseigna au collège d’enseignement secondaire Monjoux à Besançon à partir de 1967.

Domiciliée à Besançon, emmenée à l’hôpital Foch à la suite d’un malaise, elle décéda le 22 février 1973 à Suresnes (Hauts-de-Seine). Un hommage lui fut rendu par Édouard Patard, secrétaire de la catégorie des certifiés dans L’Université syndicaliste du 14 mars 1973.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article16336, notice BERGERET Marie-Louise, Jeanne, épouse KREISLER par Alain Dalançon, Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 3 janvier 2018.

Par Alain Dalançon, Jacques Girault

Marie-Louise Bergeret
Marie-Louise Bergeret

SOURCES : Arch. Nat., F17/17795. — Arch. IRHSES (dont CA, Congrès, L’Université syndicaliste). — Renseignements fournis par J. Chevrolet.

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