BERGET Albert, Émile, Fritz

Né le 23 septembre 1907 à Beaucourt (Territoire de Belfort), mort le 5 mai 1978 à Vannes (Morbihan) ; volontaire en Espagne républicaine ; militant de Villejuif (Seine, Val-de-Marne) ; résistant, membre des Francs-Tireurs et Partisans français.

Albert Berget était le fils d’un ouvrier de fonderie des usines Japy Frères et C., nommé lui aussi Albert Berget, et de Marie Miguet, horlogère dans la même entreprise. Les parents étaient tous deux nés à Beaucourt. En 1911 la famille était domiciliée dans la commune, rue de Saint-Dizier.

Ouvrier à Paris (XXe arr.), Albert Berget adhéra à la CGTU en 1927. Militant communiste, défendant les mots d’ordre du parti, il se refusait cependant à prendre sa carte, se considérant plus efficace en menant son action à l’extérieur.

C’est à la lecture du récit des premiers combats de la bataille de Madrid, en novembre 1936, qu’il décida de partir en Espagne républicaine. Il était alors marié (ou vivait maritalement) et père d’un enfant. Arrivé le 12 novembre, il fut nommé commissaire politique de la batterie antitanks de la 13e Brigade internationale. Fait prisonnier par des Italiens dans la région de Guadalajara le 10 mars 1937, il fit partie d’un groupe d’Internationaux échangé par la Croix-rouge. D’après un courrier qu’il adressa à André Marty, on lui reprocha à son retour en France d’avoir inconsidérément risqué sa vie en revendiquant ses convictions politiques lorsqu’il était interné.

Il retrouva du travail chez Gnôme, d’où il avait été renvoyé en 1935 pour son action syndicale, s’installa à Villejuif et adhéra au Parti communiste. Il aidait financièrement Alfred Religer, un ancien volontaire allemand communiste qui avait vécu en Russie et s’était trouvé dans le même groupe de prisonniers que lui. Il écrivit cependant à Marty lorsque Religer fut exclu du PC - pensait-il pour avoir adopté une attitude identique à la sienne en prison - pour savoir s’il devait continuer à le soutenir, ne voulant risquer de travailler contre son parti, auquel il était « dévoué corps et âme ».

Sous l’Occupation, Albert Berget appartint aux FTPF. Il fut homologué FFI.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article16345, notice BERGET Albert, Émile, Fritz, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 23 octobre 2021.

SOURCES : Arch. RGASPI, 545/6. — Arch. AVER. — Site Match ID, Acte n°478 N, Source INSEE : fichier 1978, ligne n°419132. — Mémoire des Hommes, SHD Vincennes, GR 16 P 50031 (nc). — Relevés collaboratifs, Recensement de Beaucourt, 1911 (Généanet). — Notes de Renaud Poulain-Argiolas.

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