JACQUES G. [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Jeune mineur travaillant à Osage City (Kansas), militant anarchiste, G. Jacques était en février 1895 au nombre des lecteurs-souscripteurs de L’Ami des ouvriers. Collaborateur occasionnel de ce journal, il y donna plusieurs articles, dont l’un, violemment anti-clérical, qui était intitulé « Gare aux corbeaux ». De septembre 1895 à avril 1896 il versa chaque mois 10¢ à la souscription permanente.

G. Jacques s’abonna à La Tribune libre aussitôt après son lancement et échangea des correspondances régulières avec la rédaction. À l’occasion d’un débat qui se déroula dans les colonnes de ce journal, il se prononça en 1897 en faveur de la propagande par le fait. La même année, il rédigea un article destiné à commémorer le dixième anniversaire de l’exécution des martyrs de Chicago.

En 1898, G. Jacques vivait à la campagne, à un kilomètre environ de Marseilles (Illinois), en communauté avec Jean Brault et sa famille. Selon Louis Goaziou, qui eut l’occasion de passer une soirée en sa compagnie à Seneca à l’occasion d’une tournée de propagande, il avait plus l’air d’un fermier que d’un mineur. Durant l’été, Brault et G. Jacques se prononcèrent pour que soit organisé un congrès régional libertaire, mais cette proposition ne recueillit guère d’échos. Fin 1898, alors que les appels à voter pour les candidats socialistes se multipliaient dans les colonnes de La Tribune libre, G. Jacques fit de nouveau connaître son opposition totale et absolue à toute forme de participation électorale.

Dans une dernière lettre parue dans ce même journal en janvier 1899, G. Jacques appelait les travailleurs de tous les corps de métier à faire bloc dans l’action, préfigurant ainsi le grand mouvement pour un syndicat unique pour tous (One Big Union).

En 1898, G. Jacques disait gagner 300 dollars par an de son travail de mineur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article163506, notice JACQUES G. [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 3 septembre 2014, dernière modification le 27 décembre 2019.

Par Michel Cordillot

SOURCE : L’Ami des ouvriers, février, mai, juillet, septembre 1895, 15 avil 1896 entre autres ; La Tribune libre, 17 septembre, 24 décembre 1896, 18 février, 11 novembre 1897, 9 juin, 21 juillet, 13 octobre, 3 novembre, 22 décembre 1898, 19 janvier 1899 entre autres.

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