PERRET Charles, Antoine

Par Daniel Jaboulay et Jean-Michel Steiner

Né le 9 mars 1921 à St-Étienne (Loire), mort le 22 octobre 1995 à Paris 4° ; ouvrier à la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne syndicaliste CGT, secrétaire de la Fédération des Travailleurs de l’État.

Charles Perret
Charles Perret
Au congrès fédéral de la FNTE en 1985 (IHS CGT Loire-Benoît Frachon)

Charles, Antoine Perret était le fils de Jean Marie, né en 1889 à Saint-Galmier (Loire), et de Marie Boudon, née en 1896 à Retournac (Haute-Loire). Ses parents se marièrent le 5 juin 1920 à Saint-Étienne. En 1926 la famille habitait 16 rue de la Préfecture et s’était agrandie d’une fille, Claudia, née en 1923. Jean Marie était métallurgiste chez Leflaive et sa femme “sans profession”. En 1936, le père était employé dans un commissariat et son fils Charles Perret était encore écolier, peut-être à l’école de formation de la Manufacture d’armes. En 1946, Charles qui habitait toujours avec ses parents, se déclara comme tourneur.

Connu à la MAS sous le patronyme de « Charlot », Charles Perret fut embauché le 11 janvier 1944 comme manœuvre puis manœuvre spécialisé à compter du 15 février 1944. Selon Joseph Sanguedolce, Perret était responsable de l’organisation clandestine de la résistance chez Leflaive (Parti pris pour la vie p. 118). S’est-il embauché à la MAS pour échapper à une dénonciation ? A-t-il été placé STO comme beaucoup à l’époque ?

Après la Libération, Charles Perret devint responsable de la caisse de solidarité du syndicat et accéda au bureau du syndicat en mars 1946. Dans sa volonté de promouvoir des jeunes aux responsabilités, le syndicat alors dirigé par Cussonnet le délégua à la conférence sur la production industrielle et le redressement du pays qui se tint début 1946. Charles Tillon alors ministre de l’Armement impulsait une politique de reconversion et mettait en place les Comités mixtes à la production dans les établissements industriels militaires. En avril de la même année, Perrot fut délégué au congrès de la jeunesse puis en juin il représenta les jeunes, les nouveaux personnels et les manœuvres au congrès de la Fédération des Travailleurs de l’État (FNTE). Il occupa rapidement une place importante dans l’organisation. C’est lui qui rédigeait les PV de réunions du syndicat qui comptait 5 000 adhérents.

Élu secrétaire fédéral de la FNTE CGT au congrès du 31 mai au 5 juin 1948, il devint permanent à Paris au siège de la Fédération à partir du premier juillet 1948. Il fut Secrétaire Général Adjoint de la FNTE, et l’était toujours à l’issue du congrès tenu à Paris en avril 1968. Il devint ensuite responsable de l’Union fédérale des retraités.

Le 26 mai 1971, il épousa à Arcueil (Val de Marne) Berthe Amélie, Adam.

Pour sa connaissance de la corporation, des réglementations ouvrières, il était souvent sollicité pour éclairer les débats. Il joua un rôle important dans la réintégration et le rétablissement dans leurs droits des militants révoqués pour leur activité politique ou syndicale. À différents échelons il est resté membre de la direction fédérale jusqu’à sa disparition.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article163748, notice PERRET Charles, Antoine par Daniel Jaboulay et Jean-Michel Steiner, version mise en ligne le 7 septembre 2014, dernière modification le 4 décembre 2022.

Par Daniel Jaboulay et Jean-Michel Steiner

Charles Perret
Charles Perret
Au congrès fédéral de la FNTE en 1985 (IHS CGT Loire-Benoît Frachon)

SOURCE : Arch. Dép. Loire : 3 E 223_19, Saint-Galmier, naissances, 1889-1898 - 1 R 1588, registres matricules circ. Montbrison, 1909, n° 521 ; Arch. Mun. Saint-Étienne : 2 E 171, déclarations de naissance (1921, 1er janvier-6 juillet) - 2 E 179 & 180, déclarations de naissance (1925) - 1 F 45, recensement Saint-Étienne Nord-Est, 1926, 1926 - 1 K 47, Liste électorale, 1946 (Pag – Rou)
Archives de l’IHS-CGT de la Loire.
Joseph Sanguedolce, Parti pris pour la vie, L’aventure des Hommes, VO Éditions, 1993, 279 p.
BIBLIOGRAPHIE : Jean-Michel Steiner, Métallos, mineurs, manuchards … Ouvriers et communistes à Saint-Étienne (1944-1958), PUSE, 2014.

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