LACOUR (père) [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Communiste icarien né à Lyon vers 1812, Lacour père était maître chapelier. En mars 1846, il figura parmi les souscripteurs viennois qui répondirent à l’appel du Populaire en faveur de la Pologne.

Sans doute inquiété pour ses idées, Lacour père décida d’émigrer aux États-Unis pour rejoindre la communauté icarienne de Nauvoo (Illinois) au début du Second empire, et il fit partie du départ des « Viennois » en janvier 1855. Il était accompagné de sa deuxième épouse, née Suzanne Malassagne à Vienne vers 1808, de son fils François et de ses deux filles Marguerite et Françoise (nées respectivement vers 1843 et 1844).
Lacour père fut désigné pour être le secrétaire-caissier de la gérance de ce départ. Le 4 mars il démissionna en même temps que Haymard. Déçu par l’accueil assez froid des Icariens de Nauvoo, déçu aussi de ne pouvoir travailler dans sa spécialité, il quitta la colonie autour du 15 juillet 1855.

Lacour père retourna rapidement en France. En juin 1873, il signa une lettre avec deux militants viennois connus pour leur appartenance à l’AIT, ce qui laisse penser que lui-même était membre de la section viennoise de l’Internationale. Il mourut à Vienne le 13 juin 1883.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article163917, notice LACOUR (père) [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 17 septembre 2014, dernière modification le 17 septembre 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCE : Fernand Rude, « Allons en Icarie ». Deux ouvriers viennois aux États-Unis en 1855, Grenoble, PUG, 1980, passim.

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