LE DORÉ Joseph, Eugène, Marie [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Né à Brest (Finistère) le 10 juillet 1853, Joseph Le Doré était menuisier ; adhérent de l’AIT.

Membre de la section brestoise de l’Internationale, il fut accusé d’appartenir à une société secrète et fut arrêté le 5 mai 1870, avant d’être relâché le 7 juin. Le tribunal correctionnel de Brest le condamna, le 23 juillet 1870, à dix jours de prison. Le jugement fut annulé le 17 septembre par la cour d’appel de Rennes.

Joseph Le Doré s’expatria aux États-Unis en 1873. Dès son arrivée dans ce pays, il prit langue avec les éléments les plus radicaux et adhéra au Groupe révolutionnaire socialiste international (GRSI) contrôlé par les blanquistes. Il présidait d’ailleurs la séance de cette organisation au cours de laquelle fut votée une adresse au congrès antiautoritaire de l’AIT qui devait s’ouvrir à Genève le 1er septembre 1873.

Il figurait parmi les 54 signataires de la lettre de soutien adressée le 31 décembre 1877 par les communistes new yorkais aux membres de la Vieille Icarie à la demande d’Arsène Sauva (voir Joseph Olivier).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article164133, notice LE DORÉ Joseph, Eugène, Marie [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 19 septembre 2014, dernière modification le 21 novembre 2019.

Par Michel Cordillot

SOURCES : Arch. PPo., Ba/439 ; Arch. Dép. Finistère, série M, non classée ; Jules Prudhommeaux, Icarie et son fondateur, Étienne Cabet, Paris, Cornély et cie, 1907, p. 531 ; J. Freymond (dir.), La Première Internationale, recueil de documents, Genève, Droz, 1962-1971, t. IV, p. 107-109.

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