LINTILHAC (ou LENTILHAC) Édouard [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Communiste icarien, peintre, Édouard Lintilhac quitta la France avec la deuxième avant-garde icarienne le 3 juin 1848. Il en fut nommé secrétaire. Il fut également élu, le 13 novembre 1848, secrétaire de la première communauté provisoire formée à la Nouvelle-Orléans (Louisiane) après l’échec de la tentative d’implantation au Texas. À ce titre, il écrivait en France le 25 novembre : « La situation est très critique ici. Quelques-uns, aigris par les fatigues, n’ayant du reste jamais eu de convictions icariennes, crient et blasphèment contre la Communauté. Mais selon moi, tout, loin d’être perdu, pourra encore se réparer avec des hommes de cœur, de courage et de conviction (...) Je regarde comme un bien l’échec arrivé. C’est une expérience, il est vrai acquise chèrement, mais que l’on eût peut-être payé plus cher dans la suite (...). » Comme il était l’un des rares membres de la communauté de Nauvoo (Illinois) à parler couramment l’anglais, il accompagnait souvent Cabet dans ses déplacements en qualité d’interprète.

En mars 1849, Lintilhac suivit Cabet à Nauvoo (Illinois). Il le soutint également contre ses opposants tout au long de l’année 1850. Il fut enfin l’un des principaux rédacteurs des feuilles de langue anglaise publiées à Nauvoo.

Édouard Linthilhac rentra en France le 11 mai 1851, afin d’accompagner Étienne Cabet, qui y retournait pour répondre de l’accusation d’escroquerie. Il ne repartit pas aux États-Unis. Ayant retrouvé son épouse qui était restée en France, il s’établit d’abord à Paris, où il exerçait en 1863 la profession de docteur en médecine, puis à Sommières (Gard), où il vivait toujours en 1905.

Il pourrait y avoir identité avec Édouard Leritelhac (voir ce nom).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article164319, notice LINTILHAC (ou LENTILHAC) Édouard [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 21 septembre 2014, dernière modification le 1er septembre 2017.

Par Michel Cordillot

SOURCES : BN, Papiers Cabet, Nafr. 18 148, f. 87 et Nafr. 18 151, f. 360, lettre de Prudent à Charles (Louis Krolikowski) datée du 13 mai 1851 ; Le Populaire de 1841, 11 juin, 17 décembre 1848, 21 janvier, 1er juillet 1849 entre autres ; Frédéric Olineti, Socialisme. Voyage d’un Autunois en Icarie à la suite de Cabet, Autun, Impr. Dejussieu, 1898, p. 166 ; Jules Prudhommeaux, Icarie et son fondateur Étienne Cabet, Paris, Cornély & cie, 1907, p. 320, 598 ; Note de François Fourn.

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