MÉJEAN Auguste [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Militant socialiste résidant à MacDonald (Pennsylvanie), Auguste Méjean s’abonna à L’Union des travailleurs en juillet 1906. Au cours des années suivantes, il versa à de nombreuses reprises son écot à la souscription permanente ouverte par ce journal.

En 1910, il quitta MacDonald, sans doute pour partir à la recherche d’un emploi. Après avoir travaillé successivement à Racoon (Illinois ?) en 1910, puis à Dunferline (Illinois ?) en 1911, il s’installa finalement avec sa familleà Norris (Illinois) en janvier 1912.

Sans doute proche de la mouvance syndicaliste-révolutionnaire, Auguste Méjean organisa peu après dans cette localité deux collectes successives au profit des travailleurs de Lawrence en grève à l’appel des IWW pour « du pain et des roses », qui rapportèrent respectivement 3 et 8 dollars. Il plaça également 3 abonnements d’un an à l’organe socialiste francophone et effectua à son profit une collecte entre amis (après une chanson par sa fille âgée de 10 ans) qui rapporta 1 dollar 60.

De passage à MacDonald pour une visite en août 1912, Auguste Méjean cosigna la pétition demandant la libération des deux dirigeants des IWW, Joe Ettor et Arturo Giovannitti, et il versa son obole à la souscription organisée pour hâter leur libération.
De retour à Norris, Auguste Méjean fut en mars 1913 l’un des fondateurs de la section socialiste francophone locale, qui compta rapidement 26 adhérents. Toujours prêt à aider L’Union des travailleurs, il recueillit 1 dollar 50 au profit de ce journal ainsi que plusieurs renouvellements d’abonnement. Il coordonna également la vente de cartes postales et de reproductions à son bénéfice. En juillet, il fit savoir aux camarades de Pennsylvanie que la section de Norris était prête à adhérer à la future Fédération de langue française.

Début 1915, la fermeture des mines de Norris dispersa les membres de la section socialiste. Trois d’entre eux seulement, parmi lesquels Auguste Méjean et son fils Paul, réussirent à rester dans cette ville.

Auguste Méjean demeura un lecteur fidèle et généreux de L’Union des travailleurs jusqu’à la disparition de ce journal en septembre 1916.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article164610, notice MÉJEAN Auguste [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 24 septembre 2014, dernière modification le 24 septembre 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCE : L’Union des travailleurs, 26 juillet 1906, 2 janvier, 3 septembre 1908, 29 avril, 12 août 1909, 28 juillet 1910, 29 juin 1911, 25 janvier, 7 mars, 28 mars, 11 avril, 8 août, 15 août 1912, 6 mars, 13 mars, 17 avril, 17, 24 juillet 1913, 22 janvier, 16 juillet 1914, 24 avril 1915, 10 août 1916 entre autres.

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