CAYEUX Maurice, Joseph, Alfred

Par André Jeannet, Louis Botella, Jacques Girault

Né le 4 juin 1902 à Amiens (Somme), mort le 16 décembre 1966 à Autun (Saône-et-Loire) ; répétiteur dans le Nord, professeur de mathématique à Autun ; résistant et déporté ; militant syndicaliste ; membre de la SFIO.

Fils d’un facteur des postes et d’une couturière, Maurice Cayeux, titulaire du baccalauréat (mathématiques) en 1921, devint maître d’internat. Il effectua son service militaire (mai 1922-novembre 1923).

Répétiteur au collège d’Abbeville (Somme), titularisé en 1924, il fut nommé au collège d’Hazebrouck (Nord) en 1924 puis au lycée de Lille en 1929. Il obtint des certificats d’enseignement supérieures à la faculté des sciences de Lille (mathématiques générales, calcul différentiel en 1925, mécanique rationnelle, géométrie supérieure en 1927).

Maurice Cayeux était secrétaire de la section académique de Lille du Syndicat national des répétiteurs et répétitrices des collèges de France et des colonies. Cette section, avec ses 64 mandats, était la plus importante de ce syndicat. Il était également trésorier adjoint du syndicat national. Il abandonna toutes ses fonctions syndicales au printemps 1928 tout en restant syndiqué.

Délégué pour l’enseignement des mathématiques au collège de Mende (Lozère) en janvier 1930, sanctionné pour une affaire personnelle, il fut muté comme répétiteur au lycée de Beauvais (Oise) en mars 1931, avant d’être promu professeur adjoint dans l’établissement en juin 1933. Affecté au lycée Voltaire à Paris à partir d’octobre 1933, titularisé professeur de collège, il obtint un poste au collège, futur lycée Bonaparte, à Autun où il enseigna jusqu’à sa retraite.

Marié en avril 1924 à Abbeville, père d’un enfant, divorcé, Maurice Cayeux conserva son fils à charge. Il se remaria en novembre 1933 à Hodenc-en-Bray (Seine-Maritime). Le couple eut un enfant.

Mobilisé en septembre 1939 à Dijon (Côte d’Or), mis en affectation spéciale, il reprit son enseignement. Engagé dans la Résistance en mars 1944, arrêté, « accusé d’actions contre l’armée allemande et de propagande gaulliste », il fut déporté le 12 juin 1944 aux camps de Neuengamme, Thereeienstadt, Breschau d’où il fut libéré le 18 mai 1945.

Militant socialiste après la guerre, il fut membre du bureau fédéral et de la commission exécutive jusqu’en 1952.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article165243, notice CAYEUX Maurice, Joseph, Alfred par André Jeannet, Louis Botella, Jacques Girault, version mise en ligne le 29 septembre 2014, dernière modification le 15 août 2021.

Par André Jeannet, Louis Botella, Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., AJ/16/5911, 27 939.— L. Calderan et C. Zoukerman, Le syndicalisme de l’enseignement secondaire, Mémoire de Maîtrise, Paris I, 1975. — Le Professeur adjoint, organe du Syndicat national des répétiteurs et répétitrices des collèges de France et d’Algérie, avril 1928 (BNF, Gallica). — André Jeannet, Mémorial de la Résistance en Saône-et-Loire. Biographie de résistants, Mâcon, 2005, JPM. — Notes de Gilles Morin et Jean-François Poujeade. — État civil en ligne cote 2 E 21/1093 , 2 E 2.

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