MIEHÉ Henri

Par Frédéric Stroh

Né le 7 mai 1916 à Danjoutin (Territoire-de-Belfort), fusillé le 17 février 1943 au camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin) ; étudiant domicilié à Ballersdorf (Haut-Rhin).

À la suite de l’annexion de fait de l’Alsace en 1940 et du décret instituant le service militaire obligatoire dans la Wehrmacht en août 1942, Henri Miehe, habitant à Ballersdorf (Haut-Rhin), a tenté de passer en Suisse avec dix-sept autres jeunes hommes, dont Camille Abt, au cours de la nuit du 12 au 13 février 1943. Mais arrivés à la frontière, ils ont été surpris par des gardes-frontière allemands. Il s’en est suivi un échange de coups de feu, entraînant la mort d’un fonctionnaire allemand et de trois Alsaciens.
Henri Miehé a été arrêté le lendemain et condamné à mort, avec douze de ses compagnons, le 16 février 1943 par le Sondergericht (tribunal d’exception) à Strasbourg pour avoir « tué un garde-frontière en tentant de passer la frontière suisse par la force dans le but de se soustraire au service militaire obligatoire » (§ 5 KSSVO), bien que l’auteur du coup de feu mortel n’ait pu être identifié. Transféré au camp de sûreté de Schirmeck (Bas-Rhin), il a été fusillé le 17 février 1943 au matin dans la sablière du camp de concentration de Natzweiler (Struthof, Alsace).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article165245, notice MIEHÉ Henri par Frédéric Stroh, version mise en ligne le 1er avril 2015, dernière modification le 6 avril 2017.

Par Frédéric Stroh

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément