POIRET [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Communiste icarien, Poiret était bijoutier. Il quitta la France avec la deuxième Avant-garde icarienne qui embarqua au Havre le 3 juin 1848 sous la direction de Favard. Il était parti sans avoir payé la totalité de l’apport que Cabet exigeait pour entrer dans la future communauté, et le 29 mai 1848, un « arrêté » fut pris contre lui « attendu qu’il n’y aurait plus de direction, plus de société, plus de chance de succès, si l’on pouvait ainsi s’introduire violemment parmi nous. »

Poiret rentra en France après l’échec subi par les deux avant-gardes. Il fut cité comme témoin à charge lors du procès intenté à Cabet pour escroquerie, mais se refusa à accabler ce dernier.

En 1862, un Poiret présidait l’assemblée générale des Icariens installés à Cheltenham (Missouri), mais il ne semble pas qu’il puisse y avoir identité.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article165273, notice POIRET [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 29 septembre 2014, dernière modification le 29 septembre 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCES : BN, Papiers Cabet, Nafr. 18 148, f. 87 ; Le Populaire de 1841, 1er juillet 1849 entre autres ; Procès et acquittement de Cabet, Paris, Malteste, 1851, p. 195-96 ; Jules Prudhommeaux, Icarie et son fondateur Étienne Cabet, Paris, Cornély & cie, 1907 ; Jacques Rancière, La Nuit des prolétaires, Paris, Fayard, 1981 ; Note de François Fourn.

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