RAVAT Étienne [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Né le 18 mars 1809 à Vauldevaras (France), Étienne Ravat était typographe. Il se fixa à Vienne (Isère), puis à Annonay (Ardèche). Communiste icarien, il collecta des fonds pour les souscriptions lancées par Cabet en 1845-1846, et en 1848, il milita dans les clubs viennois. En mars, il mit en garde ses compatriotes contre le spectre de 1793 et prêchant le maintien de l’ordre à tout prix. Il pensait également que « l’heure de la délivrance avait sonné ».

Étienne Ravat quitta Le Havre avec 37 autres Icariens le 21 avril 1850 sur le Henry Shelton afin de rejoindre la colonie de Nauvoo (Illinois). Il débarqua à New York le 17 mai. À Nauvoo, il soutint Cabet face à ses opposants.

Début 1851, Étienne Ravat cosigna la « Lettre des Icariens viennois » à propos des premières dissensions en Icarie. Le 15 septembre de la même année, il fit parvenir à ses amis de Vienne une lettre dans laquelle il exprimait sa satisfaction. En 1854, il était employé à l’imprimerie de la colonie de Nauvoo. Il demanda la citoyenneté américaine le 31 juillet 1852 et fut naturalisé cinq ans plus tard.

Le 12 mai 1856, Étienne Ravat se rangea dans le camp des fidèles de Cabet en votant pour ce dernier. Il le suivit à Saint Louis (Missouri). Il fut ultérieurement élu directeur de l’imprimerie de la communauté de Cheltenham.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article165404, notice RAVAT Étienne [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 30 septembre 2014, dernière modification le 30 septembre 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCES : Naturalization Records, Hancock County, Ill. ; Le Populaire, 21 février 1851 entre autres ; Colonie icarienne, 20 septembre 1854 ; É. Cabet, Guerre de l’opposition, août 1856, p. 63-64 ; Jules Prudhommeaux, Icarie et son fondateur Étienne Cabet, Paris, Cornély & cie, 1907, passim ; Fernand Rude, « Allons en Icarie ». Deux ouvriers viennois aux États-Unis en 1855, Grenoble, PUG, 1980, p. 37, 38, 75, 172 ; Christopher H. Johnson, Utopian Communism in France. Cabet and the Icarians, 1839-1851, Ithaca, Cornell University Press, 1974, p. 274 ; Robert P. Sutton, Les Icariens : The Utopian Dream in Europe and America, Urbana, University of Illinois Press, 1994 ; Notes de Robert Sutton et François Fourn.

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