SADORGE Omer, Abel

Par Julien Lucchini, Annie Pennetier

Né le 27 août 1913 à Alluyes (Eure-et-Loir), fusillé le 30 mars 1944 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; cultivateur ; résistant FTPF d’Eure-et-Loir.

Fils de René Léonce Sadorge (né le 14 septembre 1884 à Alluyes, mort le 15 juillet 1956 à Hanches), cultivateur, et de Marie, Aline Barillet (née le 1er mars 1889 à Saumeray), Omer Sadorge, cultivateur demeurait à Maintenon (Eure-et-Loir). Il avait fait ses études au lycée Marceau de Chartres. Il s’était marié le 16 avril 1936 à Maintenon avec Huguette Coralie Fillon. En décembre 1943 et janvier 1944, les FTPF du secteur furent décimés par la répression de l’occupant et de Vichy (l’inspecteur Denuzières et Le Baube, préfet d’Eure-et-Loir). Résistant, il fut arrêté pour activité de franc-tireur (FTPF).
Le 15 mars 1944, le tribunal militaire allemand FK 544 de Chartres le condamna à mort dit-on ; en fait, il a été transporté le 8 mars de Chartres à Fresnes et condamné à la prison de Fresnes par le tribunal FK 544 B. Omer Sadorge a été fusillé le 30 mars 1944 au Mont-Valérien par les autorités allemandes. Il fut inhumé au cimetière d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne).
Il était le frère de Noé Sadorge et le cousin de Pierre Sadorge, tous deux arrêtés et fusillés, comme lui, au Mont-Valérien. Ils étaient trois des trente et un fusillés d’Eure-et-Loir. Liste à Maurice Dumais.
La mention « Mort pour la France » attribuée par décision du ministre des Anciens Combattants en date du 16 mars 1946. Il a été décoré de la médaille de la Résistance par décret du 31 mars 1947 (JO du 26 juillet 1947.
Omer Sadorge fut reconnu Interné résistant et homologué à titre posthume sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI) le 31 janvier 1949.
Son nom est inscrit sur la Cloche commémorative du Mont-Valérien et sur les monuments aux morts de sa commune Maintenon et à Hanches.

 : Jean Pontoire, La Seconde Guerre mondiale et au-delà..., Les éditions du Colombier, 2014, p.193. A défaut d’un passage en salle de lecture aux AD28, je prends en compte ce livre d’un ancien élève du lycée Marceau, ancien normalien, né en 1929, fils d’instituteurs à Maintenon qui avaient eu comme élèves les frères Omer et Noé Sadorge et leur cousin Pierre Sadorge, 3 des fusillés au Mont-Valérien le 30 mars 1944. Il était ami de Roger Joly (La libération de Chartres) et Jean-Jacques François (La guerre de 39-40 en Eure-et-Loir), qui ont apporté une contribution indéniable à l’histoire de la guerre en Eure-et-Loir.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article165812, notice SADORGE Omer, Abel par Julien Lucchini, Annie Pennetier, version mise en ligne le 5 novembre 2014, dernière modification le 12 avril 2022.

Par Julien Lucchini, Annie Pennetier

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII dossier 4 / Boîte 5, Liste S 1744 (Notes Thomas Pouty). – Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 529612. — État civil. — MemorialGenweb. — Abel Le Boy, "Rapport sur l’affaire des fusillés du 30 mars 1944", publié comme supplément au Bulletin de la Société Archéologique d’Eure-et-Loir, n°85, Juillet, Août, Septembre 2005, Mémoires XXXIV-I. — Jean Pontoire (professeur des Sadorge), La Seconde Guerre mondiale et au-delà, Les éditions du Colombier, 2014, p.193 — Roger Joly La libération de Chartres. — Jean-Jacques François, La guerre de 39-40 en Eure-et-Loir. — Mémoire des hommes. — Notes de Marie-Thérèse Grangé (Association anciens élèves des lycées de Chartres).

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