BEYER Michel, Roger, Francis

Par Claude Pennetier

Né le 29 juillet 1934 à Fougères (Ille-et-Vilaine) ; ouvrier dans l’alimentation puis employé EDF ; dirigeant communiste du Finistère.

Fils d’un ouvrier de la chaussure et d’une ménagère, électeurs du MRP, Michel Beyer, élève de l’enseignement catholique obtint le BEPC. Il entra au travail en 1949. Apprenti vendeur dans la confection, marin de l’État pendant cinq ans, ouvrier dans l’alimentation pendant six ans, il travailla cinq ans pour l’Humanité puis vingt-trois ans à EDF.

Michel Beyer adhéra au Parti communiste en 1961 par accord avec le combat du PCF pour la paix en Algérie. Il suivit une école centrale d’un mois et une de quatre mois. Secrétaire d’une section locale, il entra au bureau de la fédération communiste du Finistère en 1964 jusqu’en 1982 et fut secrétaire à l’organisation pendant quatre ans. Il quitta le PCF vers 1988, sans bruit : « il y a eu la guerre d’Afghanistan, le « globalement positif » de Georges Marchais, la participation du PCF au congrès du PC roumain. Des couleuvres comme celle de Plogoff ont été dures à avaler : nous avons défilé à Brest contre le projet de centrale nucléaire. Quelques jours plus tard nous étions ridiculisés à Rennes par Georges Marchais. » Dans une lettre du 9 octobre 2004, il ajoute « Je reste profondément communiste [...] je ne reviendrai pas au PCF. Je ne souhaite plus être encarté [.] ne cherchez pas la contradiction ».

Syndicaliste CGT EDF après 1968, il était dans une section d’entreprise où « la ligne majoritaire était gauchiste tendance LCR. J’ai beaucoup souffert pendant cette période de quatre ou cinq ans. Je me suis fait virer de la commission exécutive [...] J’ai même fait une petite dépression [...] Je me dois de dire que les camarades de la ligne majoritaire étaient d’excellents militants. » Il se rabattit sur la mutuelle du centre CAS de Brest dont il fut secrétaire. Retraité, il fut trésorier du comité du Secours populaire de Crozon et syndicaliste des retraités. Son épouse fut et resta une militante communiste. Ils eurent trois enfants. « Nous avons beaucoup voyagé [notamment en URSS en 1984], c’est peut-être ce qui nous a donné une ouverture d’esprit. » Il gardait un souvenir enthousiaste des combats contre les guerres d’Algérie et d’Indochine ainsi que d’un mai 1968 loin de ceux qui « révolutionnaient » à Charléty.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article16643, notice BEYER Michel, Roger, Francis par Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 10 septembre 2013.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — André Fichaut, Sur le pont - Souvenirs d’un ouvrier trotskiste breton, collection « Utopie Critique », Syllepse, Paris, 2003. — Lettre de Michel Beyer, 9 octobre 2004.

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