BICH André, Roger, Damien

Par Annie Pennetier

Né le 26 mai 1914 à Paris (XIIIe arr.), mort le 25 mars 1997 à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) ; ouvrier relieur ; résistant de Valenton (Seine-et-Oise, Val-de-Marne) puis conseiller municipal communiste de 1945 à 1947.

André Bich
André Bich
Valenton des origines à nos jours, op. cit.

Le père d’André Bich, Jules Bich* (1886-1973) était employé aux chemins de fer PLM ; sa mère travaillait comme "raffineuse". André Bich , membre des Jeunesses communistes, cercle de Villeneuve-Saint-Georges- Valenton, avant guerre, mena des actions en faveur des prisonniers de guerre tuberculeux rapatriés. Il créa un groupe de résistance Front National-FFI, le 3 mai 1944, avec des habitants de Valenton et de Limeil-Brévannes, notamment des anciens prisonniers de guerre. Il était en liaison avec des résistants de Crosne (Seine-et-Oise), en particulier avec un nommé Dubois, et prenait ses ordres auprès de Mouchet dit Castor. Le groupe compta trente-neuf hommes et deux femmes. Leur PC était installé dans le parc de la Seimaroise à Limeil-Brévannes. Membre du groupe Police (sécurité), il fut affecté le 31 mai 1944 à Villeneuve-Saint-Georges (Seine-et-Oise).

Il chassa, de la mairie de Valenton, la municipalité mise en place par Vichy et installa le Comité local de Libération, présidé par Théodule Jourdain dans lequel figurait son père, Jules Bich. André Bich rejoignit les rangs du PCF à la Libération, devint conseiller municipal de Valenton à l’issue du scrutin du 29 avril 1945, élu sur la liste d’Unité française républicaine et antifasciste. Son mandat prit fin en 1947. Il siégea à la commission des Finances et fut secrétaire de la commission Fête et Sport. La première magistrature municipale était occupée par Théodule Jourdain.

Il avait fondé, en 1945, la section locale de la Fédération nationale des anciens combattants et prisonniers de guerre. Il assurait le secrétariat adjoint de la Renaissance Sportive valentonnaise lors de sa création en 1951.

Il s’était marié ,en avril 1938, à Vigneux (Seine-et-Oise). Sa femme Georgette, née Gréa, fonda avec Gisèle Duranton, en 1953, la section locale de l’Union des femmes françaises (UFF). Elle y milita jusqu’en 1968. Le couple habitait dans la maison paternelle, rue Louise Michel, avec leur fils et leur fille.

Une allée du parc de la Libération à Valenton porte son nom.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article16665, notice BICH André, Roger, Damien par Annie Pennetier, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 1er février 2011.

Par Annie Pennetier

André Bich
André Bich
Valenton des origines à nos jours, op. cit.

SOURCES : Arch. Dép. Val-de-Marne, 1711 W 1. — Association de recherches et d’études à Valenton, Valenton des origines à nos jours, 1987. — État civil. Témoignage de Marcel Bordereau.

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