CHAILLARD Henri, Pierre

Par Michel Thébault

Né le 13 octobre 1920 à Beaucourt (Territoire-de-Belfort), fusillé le 14 avril 1944 après condamnation à la citadelle de Besançon (Doubs) ; dessinateur ou instituteur ; résistant, membre des FTPF, groupe Bara.

Fils de Paul Léon Chaillard et de Jeanne Pauline Gouthier, célibataire, selon les sources, Henri Chaillard exerçait la profession de dessinateur ou d’instituteur à Mandeure (Doubs), où il résidait. De fait, il résidait au début des années 1940 à Mandeure et son nom est inscrit à ce titre sur le monument aux morts 1939-1945 de la commune de Mandeure, au sud de Montbéliard.
Engagé dans FTPF, groupe Bara, ce groupe formé dans le secteur de Valentigney par René Wolf, comprenait une trentaine d’hommes. Son opération la plus connue fut l’attaque avec le groupe Fridelance, de la prison de Montbéliard le 13 décembre 1943 (huit prisonniers libérés qui rejoignirent le groupe Bara). Dénoncé, le groupe subit une violente répression qui débuta dès le 3 janvier 1944. Le groupe Bara dut se disperser. Quelques-uns quittèrent la région ; une partie du groupe autour de Pierre Fridelance gagna une ferme au lieu-dit Les Combes de l’Auge dans la commune du Friolais, près de Maîche (Doubs).
Le 19 février 1944, ce maquis ravitaillé par le groupe Jacquemai fut attaqué par les Groupes mobiles de réserve (GMR) et la police de Vichy : cinq tués, deux blessés parmi les maquisards. À la suite de l’opération, avec trois camarades (Chochard et Crinquand) dont un blessé (Ferrari), il partit se cacher chez Mme Tissot près de Bethoncourt (Doubs).
Suite aux interrogatoires et dénonciations, il fut arrêté par la Sipo-SD dans la nuit du 7 au 8 mars 1944. Là encore les sources diffèrent sur le lieu de son arrestation : soit à Vyans-le-Val en Haute-Saône, au nord de Montbéliard, soit à Bethoncourt (Doubs) à l’est de cette ville.
Il fut conduit à Besançon et emprisonné à la prison de la Butte, sous les motifs d’accusation « franc-tireur, assassinats et attentats contre écluses et voies ferrées ».
Jugé à Besançon par le tribunal militaire allemand (tribunal de la Feldkommandantur 560) avec Chochard, Crinquand et Ferrari, le 4 avril 1944, il fut condamné à mort.
Il a été fusillé avec ses camarades, le 10 avril (ou le 14 avril) 1944 par les autorités allemandes dans l’enceinte de la citadelle de Besançon.
Il figure à ce titre sur le monument commémoratif « Aux Martyrs de la Résistance » établi dans la citadelle.
Henri Chaillard obtint la mention « Mort pour la France » et son nom figure sur le monument aux morts de Mandeure (Doubs).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article167014, notice CHAILLARD Henri, Pierre par Michel Thébault, version mise en ligne le 15 septembre 2015, dernière modification le 15 janvier 2022.

Par Michel Thébault

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Mémorial GenWeb. – Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon (monument de Maîche). – DVDrom, AERI, La Résistance dans le Doubs. – Mémorial GenWeb. — État civil.

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