MASSON Charles

Par Michel Thébault

Né le 29 juillet 1920 à Haubourdin (Nord), fusillé après condamnation le 5 avril 1944 à la citadelle de Besançon (Doubs) ; agent technique à l’usine à gaz ; résistant.

Charles Masson, marié, sans enfants, s’engagea dans la Résistance au sein de l’Organisation civile et militaire (OCM) et rejoignit le groupe Ferrand (groupe de Résistance de Belfort également affilié au mouvement Lorraine) en mars 1943.
Lorsque le capitaine Ferrand fut arrêté le 9 septembre 1943, c’est Charles Masson qui prit la direction du groupe et lui donna une grande dynamique. C’est probablement fin mai, début juin de cette même année que le contact se fit avec le réseau Buckmaster du Special Operations Executive (SOE) implanté sur le Pays de Montbéliard par Harry REE et que le groupe Ferrand fut alors considéré comme affilié au réseau Buckmaster.
Charles Masson participa à de nombreuses actions de résistance : courant automne 1943, des destructions ferroviaires, l’incendie d’un dépôt des usines Renault le 18 décembre 1943, où il dirigea la section qui attaqua l’usine. Tous ces groupes (OCM, mouvement Lorraine) s’unissaient également pour des opérations ponctuelles d’entraides ou lorsqu’ils opéraient pour le réseau SOE Buckmaster, groupe action : libérer un agent de liaison (affaire de « l’hôpital de Belfort » le 13 janvier 1944, libération par la force d’un résistant et exécution d’un collaborateur, action à laquelle participa Charles Masson) ; ils assurèrent également ensemble la réception d’un parachutage pour le compte du SOE « réseau Buckmaster » qui se déroula dans la nuit du 20 au 21 décembre 1943 vers Lachapelle sous Chaux. Charles Masson se chargea avec Pierre Engels du transport et de la cache des armes en différents lieux.
C’est lors de la récupération d’armes au café de la Terrasse à Valdoie (Territoire-de-Belfort) qu’ils furent dénoncés. Charles Masson fut arrêté le 25 janvier 1944 à Belfort par la Sipo-SD et la Feldgendarmerie.
Il fut emprisonné à la caserne Friedrich de Belfort puis à la prison de la Butte à Besançon sous les motifs : « activités de franc-tireur ». Il fut jugé par le tribunal militaire allemand (tribunal de la Feldkommandantur 560) de Besançon à une date inconnue et fut condamné à mort.
Il a été fusillé le 5 avril 1944 par les autorités allemandes dans l’enceinte de la citadelle de Besançon.
Il figure à ce titre sur le monument commémoratif « Aux Martyrs de la Résistance ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article167031, notice MASSON Charles par Michel Thébault, version mise en ligne le 30 octobre 2014, dernière modification le 4 avril 2016.

Par Michel Thébault

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Sites Internet : Mémorial GenWeb, Histoire du corps de sapeurs-pompiers de Belfort, le corps dans la Résistance.

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