ROBERT Louis, Parfait, Désiré

Par Alain Dalançon, Jacques Girault

Né le 12 décembre 1887 à Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne), mort le 18 octobre 1978 à Poitiers (Vienne) ; instituteur dans la Vienne ; résistant ; militant syndicaliste de la FUE et du SNI.

Louis Robert était le 4e enfant d’une fratrie de huit. Son père, Louis, était carrier-tailleur de pierres, et sa mère, née Marguerite Doucet, s’occupait de sa nombreuse famille.

Par tradition, Louis Robert fut baptisé et fit sa communion. Elève à l’école primaire supérieure de Poitiers, il entra à l’École normale d’instituteurs de Poitiers en 1903. A l’issue de son passage à l’ENI de la rue du Doyenné, il s’engagea pour trois ans, en avril 1906, au 125e régiment d’infanterie à Poitiers et fut mis en congé en avril 1907.
Sergent de réserve depuis 1908, il fut remobilisé en août 1914 au 125e RI et effectua toute la guerre aux armées jusqu’à sa démobilisation en mars 1919. Entre temps, il se maria, uniquement civilement, le 7 septembre 1915 à Doussay (Vienne) avec Madéran, Andrée, Milliot, institutrice : ils eurent trois enfants.

De retour à la vie civile, Louis Robert et son épouse furent nommés aux Roches-Prémaries, puis à Saint-Maurice la Clouère, jusque à la fin des années 1920, et enfin à l’école du centre de Poitiers, rue d’Oléron, où ils bénéficiaient d’un logement de fonction.

Louis Robert adhéra très tôt au Syndicat départemental affilié à la Fédération unitaire de l’enseignement, dont il fut le secrétaire de 1927 à 1929, après Alphonse Bouloux. Il avait adhéré au Parti communiste en 1925, mais le quitta à la fin du Front populaire.

Comme beaucoup d’instituteurs et institutrices syndiqués, au début des années 1930, il était double affilié au syndicat unitaire et à la section du Syndicat national CGT et il demeura au Syndicat national des instituteurs après la fusion de 1935. Il devint membre du conseil syndical de la section départementale, fut élu au Conseil département de l’enseignement primaire et réélu en 1938. Il participa aux congrès et conseils nationaux du SNI en 1938 et 1939.

Pacifiste, il avait milité dans le comité Amsterdam-Pleyel dès le début. Il désapprouva cependant la non-intervention pendant la guerre d’Espagne. Gréviste le 12 février 1934, il le fut à nouveau le 30 novembre 1938, sanctionné d’une retenue de huit jours de salaire.

Après la mobilisation des dirigeants départementaux du SNI en 1939-1940, il assura le secrétariat de la section départementale. Et quand le SNI fut interdit, il plaça ses archives et ses avoirs en lieu sûr.

Pendant la guerre, Louis Robert continua à militer dans une association de lutte contre la tuberculose et à animer des groupes locaux qui parfois avaient des rapports étroits avec la Résistance.

Il fit partie du Comité départemental de Libération. À la rentrée 1944, il fut, aux côtés de Jules Pouilloux secrétaire général.

Après la guerre, Louis Robert fut conseiller municipal communiste de Poitiers de 1954 à 1958, aux cotés d’Alphonse Bouloux et d’Albert Foisnet.
Il était abonné à l’Humanité-Dimanche dans les années 1970, mais uniquement sympathisant du PCF.

Il collaborait à la délégation départementale de la Mutuelle assurance automobile des instituteurs de France. Il était aussi responsable de la caisse de solidarité de l’Association amicale des anciens élèves de l’ENI de Poitiers.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article167084, notice ROBERT Louis, Parfait, Désiré par Alain Dalançon, Jacques Girault, version mise en ligne le 2 novembre 2014, dernière modification le 7 avril 2021.

Par Alain Dalançon, Jacques Girault

SOURCES : Renseignements fournis par l’intéressé. — Presse syndicale : l’Action corporative, Bulletin du SNI de la Vienne, L’Ecole libératrice. — Arch. Dép. Vienne, état civil, registre matricule, recensements.

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