MANGÉ Eugène

Par Frédéric Stévenot

Né le 8 janvier 1906 à Lille (Nord), fusillé le 7 juin 1944 à Seclin (Nord) ; chauffeur d’automobiles ; résistant au sein du Bureau des opérations aériennes (BOA) et de la Voix du Nord (VDN).

Marié, père de trois enfants, demeurant à La Madeleine (Nord), Eugène Mangé fut arrêté à Ascq (Nord) le 21 avril 1944, chez Paul Delécluse où il s’était réfugié, se sentant recherché. L’opération fut conduite par la Gestapo, et motivée par différents éléments : port d’armes, sabotages et coups de main armés. À la fin de l’année suivante, il appartint au « groupe d’Ascq », qui réunit Paul Delécluse, Henri Gallois, Édouard Lelong, Eugène Mangé et Louis Marga, tous cheminots. Le groupe procéda à des actions de sabotage avec des armes parachutées en provenance du réseau Buckmaster-Sylvestre-Farmer.

Eugène Mangé fut interné à la prison de Loos-lès-Lille (Nord). Traduit devant le tribunal militaire allemand FK 678 de Lille, il fut condamné à mort le 30 mai 1944 avec six autres résistants, dont Jeanne Cools qui fut libérée de Loos le 1er septembre 1944.
Un peloton d’exécution allemand fusilla Eugène Mangé au fort de Seclin, le 7 juin 1944, comme Raymond Monnet.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article167205, notice MANGÉ Eugène par Frédéric Stévenot, version mise en ligne le 5 novembre 2014, dernière modification le 28 novembre 2018.

Par Frédéric Stévenot

SOURCE : DAVCC, Caen, B VII 3017, B VIII 5 (Notes Thomas Pouty).
BIBLIOGRAPHIE. Jacqueline Duhem, Ascq 1944. Un massacre dans le Nord. Une affaire franco-allemande, Les Lumières de Lille éd., 2014, 266 p.

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