BONDAS Joseph, Henri.

Par Jean Neuville

Seraing (pr. et arr. Liège), 25 novembre 1881 − Seraing, 1er janvier 1957. Ouvrier métallurgiste, militant de la Jeune garde socialiste, secrétaire de la Fédération générale des syndicats de Liège-Huy-Waremme, secrétaire de la Fédération des métallurgistes de Liège, secrétaire général de la Commission syndicale, de la Centrale générale du travail de Belgique (CGTB), de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB), personnalité ayant eu une influence décisive sur le mouvement syndical socialiste dans l’entre-deux-guerres, frère de Florent Bondas.

Joseph Bondas est né dans une famille de sept enfants dont le père est ouvrier mineur. Celui-ci étant décédé prématurément, J. Bondas entre comme apprenti monteur aux usines Cockerill le 1er avril 1894. Le 10 juillet 1899, il continue son apprentissage à la Fonderie Leloup à Chênée (aujourd’hui commune de, pr. et arr. Liège), puis à la Fonderie Haudry à Seraing. Il devient ouvrier mouleur sur métal. Le 28 février 1900, il est embauché à la fonderie des aciéries Renory à Angleur (aujourd’hui commune de Liège) : il en est licencié le 1er mars 1901 après avoir participé à une grève. Il travaille ensuite à la cimenterie d’Ougrée-Marihaye, au laminoir des aciéries Cockerill, à la fonderie de la dixième division (roues) de Cockerill, aux Aciéries liégeoises à Bressoux (aujourd’hui commune de Liège), à la fonderie Ketin à Sclessin (anciennement commune d’Ougrée, aujourd’hui commune de Liège), aux fonderies Dewandre à Bressoux et à la fonderie Soubre et Berryer qu’il quitte le 28 mars 1908.

Militant de la Jeune garde socialiste de Seraing, participant actif à la grève de 1902 pour le suffrage universel, Joseph Bondas se lance très tôt dans le syndicalisme. En 1905, il est un des vingt-trois fondateurs avec Isi Delvigne*, Louis Archambeau, Julien Lahaut et Jacques Uvergoels*, du premier syndicat des métallurgistes de Seraing, « Relève-toi ». Il en est le premier trésorier et le restera jusqu’en 1912. Il participe ensuite à la création de la Fédération des métallurgistes de Liège dont Alphonse Gaspard* est le premier secrétaire permanent. À la suite de la mise en vigueur de la loi de 1903 sur la réparation des accidents du travail, les mineurs et les métallurgistes de Liège mettent sur pied un Office des accidents du travail, chargé de défendre les droits des assurés, victimes d’accidents du travail. Bondas en est le permanent du 1er avril 1908 à 1912. Pour généraliser le bénéfice de la défense aux membres des syndicats trop faibles pour créer eux-mêmes un office de droit ouvrier, un Office intersyndical est créé, dont Joseph Bondas est le secrétaire de 1912 à 1917. En 1913, il devient conseiller aux prud’hommes d’appel et ce jusqu’en 1947.

Durant la Première Guerre mondiale, Joseph Bondas « fut », a écrit Louis Major*, « comme tous les socialistes et tous les anti-militaristes de notre bord, partisan de la lutte pour l’indépendance de notre pays ». Il gagne l’Angleterre mais ne peut s’engager dans l’armée en raison de son âge et parce qu’il n’avait jamais été soldat. Il travaille alors comme mouleur dans une usine de Coventry. En 1915, il revient en Belgique et s’attache à préparer le syndicalisme pour le lendemain de la guerre. Au second semestre de 1916, Bondas représente les métallurgistes à la commission préparatoire à l’élaboration des statuts de la nouvelle Fédération générale des syndicats de Liège-Huy-Waremme, finalement adoptés le 16 décembre 1916. Joseph Bondas est membre du premier bureau fédéral, désigné le 4 mars 1917, aux côtés de Joseph Dejardin, Isi Delvigne*, Hubert Lapaille*, Barbe Gillard*, Edmond Kips*, Léon Troclet* et François Van Belle*. Il devient le secrétaire de la nouvelle Fédération et le restera jusqu’en 1940.

De 1919 à 1940, Joseph Bondas devient également secrétaire de la Fédération des métallurgistes de la province de Liège. C’est à ce titre qu’il représente Liège, avec avec I. Delvigne*, A. Deflandre*, H. Rogister* et L. Frank* au Comité national de la Centrale des métallurgistes de Belgique (CMB). Il siège au Comité exécutif de la Centrale, avec Arthur Gailly*, Casterman*, Joseph Baeck, Van Der Brugge*, Guillaume Solau* et Longville*. Ajoutons que du 1er mai 1919 à 1940, Bondas dirige l’hebdomadaire syndical liégeois, Le prolétaire, d’abord organe des métallurgistes, et ensuite de la Fédération générale des syndicats.

Sur le plan interprofessionnel, le 1er mars 1921, Joseph Bondas est nommé secrétaire national de la Commission syndicale, en même temps que Edouard De Vlaeminck*, pour aider Corneille Mertens* à faire face aux problèmes que pose une organisation qui a connu après la guerre, un essor extraordinaire. C’est une fonction à mi-temps, selon les termes exigés par la Fédération générale des syndicats de Liège, l’autre mi-temps restant acquis au secrétariat liégeois. En janvier 1940, lorsque Corneille Mertens prend sa retraite, Bondas est nommé secrétaire général.

Entre les deux guerres, c’est en s’appuyant sur ses diverses fonctions, que Joseph Bondas va exercer une influence capitale qui marquera le syndicalisme socialiste. Il est un des représentants les plus typiques du « réformisme » qui affronte, à plusieurs reprises, de manière aiguë les « gauchistes » sous leurs diverses formes, notamment les communistes et ultérieurement, l’équipe de l’Action socialiste. Avec son aîné, Corneille Mertens, avec qui il est en communauté de pensées, il va agir systématiquement pour centraliser les organisations syndicales, renforcer l’autorité de la Commission syndicale et en faire l’institution représentant sur les plans national et international le syndicalisme socialiste belge, qui parle en son nom, qui en coordonne l’action, mieux, en dirige l’action.
Lorsque, lors du Congrès syndical du 5 décembre 1937, l’ancienne Commission syndicale du Parti ouvrier belge (POB) devient la Confédération générale du travail de Belgique (CGTB), ce n’est que la consécration d’un état de fait.

Un des leviers que Joseph Bondas utilise pour obtenir plus de pouvoirs pour la Commission syndicale est la nécessité de l’intervention de celle-ci dans la grève généralisée parce qu’« il faut songer », dit-il au Congrès de 1922, « à doter la classe ouvrière d’armes aussi puissantes que celles que ses adversaires emploieront contre elle ». Mais Bondas n’est pas un gauchiste, aussi a-t-il soin d’ajouter que « cela ne veut pas dire que nous soyons d’avis de préconiser ce que dans certains pays, on a appelé la gymnastique révolutionnaire (...) ; il ne s’agit pas de venir, à cette tribune, proclamer qu’on fera la grève générale à tout propos et hors de propos et qu’il faudra y recourir chaque fois qu’une organisation sera aux prises avec des difficultés. Ce moyen est trop grave que pour l’utiliser alors que tout n’est pas bien et minutieusement préparé ». En 1929, la Commission syndicale organise à Anvers une Semaine syndicale sur les problèmes d’organisation intérieure. Pour Bondas, « les conjonctures favorables étant maintenant disparues, et nos effectifs syndicaux, ayant subi le tassement maximum, n’était-ce pas le moment de faire notre examen de conscience...? » Il obtient le vote d’un vœu demandant aux organisations affiliées de « reconnaître la Commission syndicale comme le seul organisme compétent pour prendre la direction dans toutes les questions d’ordre général ».

Les événements de 1932 (grèves) ramènent le problème devant le Congrès de 1934 qui discute de la structure du mouvement syndical belge. Intervenant à propos de la poursuite de la grève par les mineurs, Joseph Bondas estime que la décision (de reprise du travail) de la Commission syndicale « fut proprement piétinée par une corporation importante ». Pour lui, la grève ne concerne pas seulement les grévistes mais l’ensemble de l’organisation : « celle-ci ne peut être mise en fâcheuse posture ou en péril, parce qu’il plairait à une fraction plus ou moins importante de ses membres de continuer une bataille sans issue ». Il y a chez Joseph Bondas un souci permanent de sauvegarder l’institution syndicale qu’il considère comme la meilleure garante des intérêts des affiliés. Déjà lors du Congrès de 1921, il se réjouit de voir se répandre le système des « bases multiples » qu’il estime être celui qui assure le mieux la fidélité syndicale. « Les bases multiples n’ont rien de révolutionnaire, rien de spécifiquement socialiste, nous le savons bien ; mais on connaît les difficultés énormes que nous avons toujours rencontrées pour maintenir nos cadres, nos effectifs ». Même lorsqu’il défend la réduction des salaires en fonction de la baisse de l’index, le souci de l’institution syndicale est sous-jacent : « Affirmer devant un congrès qu’on ne doit pas laisser diminuer les salaires, qu’on ne doit s’incliner que devant la force, c’est aboutir à des grèves sans fin, c’est pousser la classe ouvrière à une résistance à outrance, c’est miner les organisations syndicales, et, par conséquent, mettre par terre le mouvement syndical lui-même ».

Ce que Joseph Bondas ne parvient pas à obtenir, c’est la création d’une unique caisse centrale de résistance qui, dans les mains de la Commission syndicale, aurait été l’instrument le plus efficace pour asseoir son autorité. « Le moyen le plus pratique de donner l’autorité nécessaire à la Commission syndicale pour son intervention dans les grèves, ce serait de lui donner les ressources financières indispensables au soutien des conflits ». Bondas est sceptique quant à la possibilité d’obtenir l’accord de toutes les centrales sur un projet de caisse de résistance. Il est même quelque peu désabusé car l’argument essentiel qu’on lui oppose est le coût financier de l’opération.

En 1939, Joseph Bondas prépare une leçon sur la question : Pourquoi les travailleurs délaissent-ils nos organisations ?, leçon à présenter lors de la Semaine syndicale de Seraing. Cette dernière n’a pas lieu car c’est le début de la guerre. Cette leçon est surtout un plaidoyer pour le réformisme : « Nous partons de ce principe qu’on ne doit rien réclamer qui ne puisse être pleinement justifié, qu’il est extrêmement dangereux de promettre et qu’on ne peut pas tenir, et qu’à suivre les bouffes-tout-cru « de passage » dans les organisations, on n’aboutit qu’au fiasco et aux désillusions, sinon à la ruine ». Bondas n’abandonne d’ailleurs pas son aversion pour le communisme : « Faire de l’esbroufe en provoquant des manifestations tapageuses et des meetings contradictoires qui ne sont que des parlotes à tumultes, protester contre tout, revendiquer n’importe quoi, profiter de toutes les circonstances pour se livrer à la plus abjecte des démagogies comme les communistes, par exemple, qui exploitent ignominieusement les catastrophes et qui montent sur des cadavres pour faire valoir leur marchandise frelatée, c’est pour les esprits faibles et mal équilibrés le summum de l’action ».

En 1939, le Bureau de la CGTB décide de suivre le gouvernement en cas d’invasion de la Belgique. Ayant eu connaissance que le gouvernement se replierait à Ostende, le bureau loue un hôtel à Coxyde (Koksijde, pr. Flandre occidentale, arr. Furnes-Veurne) à proximité d’Ostende (pr. Flandre occidentale, arr. Bruges). En cas de nouveau repli du gouvernement, les organisations syndicales le suivraient. Le 2 mai 1940, le bureau de la CGTB proclame : « le mouvement ouvrier est derrière le gouvernement pour résister à l’agresseur ». Réfugiés en France après le 18 mai, Joseph, dit Jef, Rens et Paul Finet* décident de gagner l’Angleterre tandis que Bondas et Louis Major* rentrent en Belgique.
Joseph Bondas arrive à Seraing à la fin du mois d’août 1940. Il convoque une réunion du Bureau de la CGTB le 4 septembre 1940. De la mi-octobre 1940 à janvier 1941, il est convoqué quatre fois chez Voss, chef pour la Belgique de la dienstelle Hellwig (service allemand pour les affaires syndicales) : il y est interrogé sur le personnel dirigeant, sur la situation des fonds du syndicat. Voss interdit à Bondas de s’occuper de questions syndicales, puis de siéger au conseil d’administration de la SNCB (Société nationale des chemins de fer belges).

Joseph Bondas organise et dirige la résistance clandestine : circulaires ronéotypées contre l’Union des travailleurs manuels et intellectuels (UTMI), le syndicat unique imposé les Allemands ; une gazette imprimée, Combattre, qui paraît à partir du 13 mars 1941 (16 numéros), remplacée le 16 septembre 1941 par Vaincre (14 numéros) qui est publié jusqu’en juin 1942 ; réunions clandestines de permanents, etc. Bondas participe aussi à des entretiens avec des représentants patronaux et avec des dirigeants de la Confédération des syndicats chrétiens (CSC). Il collabore, avec René Delbrouck*, à la mise sur pied d’un comité qui doit remplacer le POB qui a sombré avec Henri De Man*.

Le 17 février 1942, Jef Rens, de Londres, écrit à Bondas, au nom du Centre syndical belge, lui demandant de rejoindre Londres. Remettant la direction de l’action clandestine à Hubert Lapaille*, il quitte Seraing le 8 juin 1942 et le pays le 4 juillet. Immobilisé à Lyon du 7 juillet au 4 septembre, il est bloqué à Lisbonne du 9 septembre au 21 octobre 1942. Arrivé finalement à Londres le 24 octobre, il y assume le secrétariat général du Centre syndical belge de même qu’il assure à la BBC les émissions syndicales en français à destination de la Belgique. Avec Jef Rens et Paul Finet*, Joseph Bondas rédige un rapport, Réflexions sur la restauration du mouvement syndical belge dont le Bureau du Centre syndical est saisi en mai 1943. Ce document est intéressant parce qu’à côté des permanences dans les attitudes, on perçoit certaines évolutions, comme, par exemple, l’attitude vis-à-vis du syndicalisme chrétien. Pendant de longues années, selon les propres termes de Joseph Bondas, « entre les syndicats chrétiens et les syndicats de tendance socialiste, c’était la guerre au couteau », les premiers ayant dû imiter méthodes et programme des seconds. Mais il « s’est créé entre ces deux mouvements syndicaux socialiste et chrétien, aussi bien en ce qui concerne la forme d’organisation que les méthodes d’action et de revendication, une analogie telle qu’on avait de plus en plus de peine à trouver des différences ». Le document indique même qu’à un moment donné, « le mouvement syndical chrétien se présentait sous un aspect à la fois plus moderne et plus jeune que le syndicalisme socialiste ». On sait combien il est dangereux d’extraire des citations sans donner l’entièreté du texte, mais il est incontestable que l’accumulation de certaines réflexions était l’indice d’une modification des conceptions. Ainsi, « l’on peut se demander, pour les commissions paritaires comme pour les organisations syndicales, si le moment n’est pas venu de consacrer leur existence par la loi ». « Dans toute la mesure où la liberté et l’initiative privées peuvent être maintenues, nous voulons les conserver ». « S’il est vrai qu’entre patrons et ouvriers il y a des intérêts opposés, il existe d’autre part entre les deux catégories sociales, de nombreux intérêts communs et, pour traiter ces questions, la collaboration s’imposait évidemment ». « Entre les travailleurs, les employés, les commerçants et les entrepreneurs modestes et les agriculteurs, il n’y a pas de véritables antagonismes d’intérêts ». Ce sont ces réflexions et d’autres non relevées dans cette notice qui provoquent dès la première séance de discussion une réaction assez véhémente de Georges Keuwet, plus tard relayé par Arthur Gailly*, deux dirigeants hainuyers de la Centrale des métallurgistes, qui ne peuvent être taxés de « gauchistes ». Les propos échangés sont aigres-doux. Ainsi, Bondas, dans sa réponse, dit notamment : « Keuwet qui nous paraît n’avoir jamais été si féru de la lutte des classes que depuis qu’il n’a plus l’occasion de la pratiquer... ».

Le 3 septembre 1943, Hubert Pierlot, Premier ministre du gouvernement belge émigré à Londres, désigne Joseph Bondas comme sous-secrétaire d’état aux Réfugiés, au Travail et à la Prévoyance sociale. Il assume cette fonction jusqu’au 26 septembre 1944, date de fin du cabinet Pierlot d’après-guerre. Cela lui permet de participer à la reconstitution du mouvement syndical qui s’est divisé en Confédération belge des syndicats uniques (d’influence communiste), en Confédération générale des services publics et en Mouvement syndical unifié (d’influence « anarcho-syndicaliste »), tous trois actifs dans la lutte contre l’occupant allemand à côté de l’ancienne CGTB plus soucieuse de maintenir son influence.
La fusion de ces organisations au sein de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) est réalisée au Congrès d’avril 1945. Sept secrétaires sont désignés pour satisfaire les diverses tendances. Joseph Bondas y représente l’ancienne CGTB, avec Paul Finet* et Louis Major*. Au Congrès de décembre 1946, il présente le Rapport sur l’organisation interne de la FGTB et les statuts. C’est à ce même Congrès qu’il prend officiellement sa retraite. Paul Finet* lui succède. Bondas se voit octroyer le titre de « secrétaire honoraire de la FGTB » lors du Congrès syndical de 1951.

Joseph Bondas joue également un rôle non négligeable sur le plan politique. Il est président de l’Union socialiste de Seraing, conseiller communal de cette commune de 1922 à 1927, membre du Comité et de l’Exécutif de la Fédération liégeoise du POB, délégué, pour cette fédération, au Conseil général du POB à partir du 14 juillet 1920. Le 27 mai 1937, il est nommé commissaire royal aux armements, chargé « de présenter au gouvernement (...) des propositions précises au sujet des mesures qu’il conviendrait de prendre pour assurer le contrôle de la fabrication et du commerce des matériels, munitions et engins de guerre ». Ce mandat prend fin le 31 mai 1938.

Cofondateur, le 2 mai 1918, de l’Union coopérative de Liège, Joseph Bondas est aussi membre de l’ASBL Les Amis de l’éducation ouvrière, association pour le soutien des œuvres d’éducation socialistes. Conseiller au Prud’hommes d’appel de Liège de 1913 à 1949, il est détenteur de plusieurs distinctions honorifiques : médaille commémorative de la guerre 1940-1945, médaille de la résistance, croix de guerre 1940 avec palmes, commandeur de l’ordre de Léopold, commandeur de l’ordre de la Couronne.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article167542, notice BONDAS Joseph, Henri. par Jean Neuville, version mise en ligne le 16 novembre 2014, dernière modification le 21 janvier 2021.

Par Jean Neuville

ŒUVRE : En plus des nombreux rapports rédigés pour les congrès syndicaux socialistes et les articles publiés notamment dans la revue Le mouvement syndical belge, et dans l’hebdomadaire Le prolétaire, il faut retenir : Quatre années de lutte syndicale à Seraing, s.l., 1909 − La misère de la classe ouvrière, s.l., 1918 − L’intervention de la commission syndicale dans les grèves et lock-outs, Bruxelles, 1922 − Le sursalaire et les allocations familiales, Bruxelles, 1922 − Les vacances ouvrières, Bruxelles, 1923 − La délimitation des frontières syndicales, Bruxelles, 1924 − Les pensions de vieillesse, Bruxelles, 1926 − En collaboration avec Jef RENS, Nouveau départ - La grève de juin 1936, s.l., s.d. − Rapport sur les mesures à prendre pour assure le contrôle de la fabrication et du commerce des matériels, munitions et engins de guerre, Bruxelles, 1938 − En collaboration avec LAMBOT, Le syndicalisme et la guerre, s.l., 1940 − En collaboration avec FINET P. et RENS J., Réflexions sur la restauration du syndicalisme belge, Londres, 1943 − Histoire de la Centrale des métallurgistes de Belgique, soixante années d’efforts et de luttes, 1887-1947, s.l., 1947 − Un demi-siècle d’action syndicale, 1898-1948. Histoire de la CGTB et de la FGTB, Bruxelles, 1948 − Histoire anecdotique du mouvement ouvrier au pays de Liège, Liège, 1949.

SOURCES : MESSIAEN J.-J. et PEIREN L. (dir. ), Un siècle de solidarité 1898-1998, Histoire du syndicat socialiste, Bruxelles, 1997 − HEMMERIJCKX R., Van Verzet tot koude oorlog 1940-1949, Machtsstrijd om het ABVV, Brussel, 2003 − BOLLE F., La mise en place du syndicalisme contemporain et des relations sociales nouvelles en Belgique (1910-1937), Thèse de doctorat ULB, Bruxelles, 2014.

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