BIROLLEAU Guy, Paul

Par Alain Dalançon

Né le 26 décembre 1937 à La Tremblade (Charente-Inférieure/Charente-Maritime) ; professeur ; militant communiste, militant syndicaliste du SNES, secrétaire du S2 de Charente-Maritime (1971-1982).

Guy Birolleau
Guy Birolleau

Le père de Guy Birolleau, artisan tailleur, d’opinion politique radicale, membre de l’UDCA de Pierre Poujade, divorça de sa mère, sans profession, alors que lui et sa sœur étaient jeunes, de sorte qu’il fut principalement élevé par sa grand-mère paternelle, veuve d’un marin, appartenant à une vieille famille protestante de la presqu’île d’Arvert. Après l’école communale à Ronce-les-Bains, il fut élève interne de 1949 à 1956 au lycée Pierre Loti de Rochefort-sur-mer (Charente-Maritime), où il obtint la première partie du baccalauréat. Après une année d’école hôtelière à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) en 1956-1957, il réintégra le cursus classique de l’enseignement secondaire au lycée Guez de Balzac d’Angoulême (Charente), où il obtint le baccalauréat (philosophie) en 1958. Il fut ensuite élève en hypokhâgne et en khâgne au lycée Henri IV de Poitiers (Vienne) de 1958 à 1960, puis étudiant à la faculté des lettres de cette ville jusqu’en 1964. Licencié, titulaire du diplôme d’enseignement supérieur de philosophie, il fut reçu au CAPES de philosophie en 1964.

Au cours de cette période à Poitiers, Guy Birolleau, qui avait adhéré à la Jeunesse communiste dès 1957, milita activement à l’UNEF (membre du bureau de l’AGEP en 1960) et à l’Union des étudiants communistes (1958-1964). Il participa à la reprise en main de l’UEC par le Parti communiste français, auquel il avait adhéré en 1962. Cette même année, il se maria avec Mauricette Devezeaud, qui devint attachée d’intendance universitaire et avec laquelle il eut une fille et un fils.

Guy Birolleau n’effectua son année de stage en CPR qu’en 1966-67, en raison de deux années au service militaire, la première en coopération en Haute-Volta, la seconde au 3e Régiment d’infanterie de Niort (Deux-Sèvres). Affecté à la rentrée scolaire 1967 comme professeur certifié au lycée de jeunes filles de Rochefort-sur-mer, lycée qui fut intégré au nouveau lycée polyvalent mixte Merleau-Ponty, il y resta jusqu’en 1987. Muté au lycée Cordouan de Royan (Charente-Maritime), il y demeura jusqu’à sa retraite en 1998, avec une interruption d’une année au lycée du littoral de Bourcefranc en 1995-1996.

Durant ces deux décennies, Guy Birolleau milita très activement au Syndicat national des enseignements de second degré et à la FEN dans le courant "Unité et Action". Il découvrit la lutte syndicale aux côtés des syndicats ouvriers en 1968 et les réalités du syndicalisme enseignant. Il fut d’abord secrétaire de son S1 de 1968 à 1974, puis secrétaire départemental de Charente-Maritime de 1971 à 1982, tout en étant membre de la commission administrative et du bureau académique du SNES et membre de la CA départementale de la FEN à majorité UID. À l’écoute des revendications concrètes des syndiqués, conscient du rôle que l’accord politique du Programme commun de 1972 avait joué dans la vie syndicale mais de plus en plus préoccupé par l’indépendance du syndicat, il décida de passer le témoin de la direction du S2 à des militant(e)s plus jeunes (Micheline Jullien*) mais demeura membre du bureau et fut membre de la CA départementale de la FSU à sa naissance.

Guy Birolleau, secrétaire de la cellule du PCF des enseignants et membre de la section de Rochefort (1968-1985), puis de celle de Royan (1985 -1994), siégea également plusieurs années au comité fédéral de Charente-Maritime avant 1985. Il fut candidat à toutes les élections municipales depuis 1971 sur des listes d’union de la gauche à Rochefort, puis à Royan et candidat du Parti communiste aux élections cantonales (Royan-Est) en 1986. À Rochefort, il était en outre militant du Mouvement de la Paix.

En 1997, il cessa d’adhérer au PCF autant pour des raisons de désaccord avec la ligne de Robert Hue et les méthodes de travail de sa section que par lassitude. Il se consacra de plus en plus à son ancienne passion du sport cycliste, à la Fédération française de cyclotourisme de Royan et de Saintes et à l’UFOLEP (cyclosportif) de Saint-Palais où il résidait.

En 2005, il vivait avec son épouse à Marseille, restait militant retraité du SNES et de la FSU et s’adonnait toujours à son sport favori. Le couple revint ensuite s’installer dans la Gironde.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article16767, notice BIROLLEAU Guy, Paul par Alain Dalançon, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 14 novembre 2020.

Par Alain Dalançon

Guy Birolleau
Guy Birolleau
Dans les années 1990

SOURCES : Archives syndicales du S3 du SNES de Poitiers. — Témoignage de l’intéressé. — Témoignages oraux de militant.es du SNES et de la FEN.

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