ROUSSEL Louis

Par Laurent Thiery

Né le 5 octobre 1891 à Auchel (Pas-de-Calais), fusillé vraisemblablement le 4 juillet 1944 à Seclin (Nord) ; chef de train ; résistant FTPF.

Fils de Jules Roussel, houilleur, et de Florine Wattelet, ménagère, Louis Roussel s’était marié le 8 mai 1915 à Auchel avec Marie, Rose Delannoy et était père de quatre enfants en 1944. Il exerçait alors la profession de chef de train au chemin de fer des Houillères nationales du groupe d’Auchel. En janvier 1943, avec son fils Clovis*, il rejoignit un groupe de FTPF.
Dirigée par Louis Berger, la 4e compagnie de FTPF de Marles-les-Mines attaqua, dans la nuit du 30 avril au 1er mai 1944, le dépôt des machines de Marles. Avec huit autres, dont son fils, Louis Roussel sabota les machines du dépôt de locomotives.
Le 25 mai 1944, des militaires de la Geheimfeldpolizei (GFP) d’Arras procédèrent à son arrestation, ainsi qu’à celle de son fils et d’Auguste Demaretz. Les nommés Alphée Dochot et Oscar Tonneau, qu’ils étaient également venus appréhender, purent prendre la fuite.
Conduits au siège de la GFP d’Arras, puis à la prison Saint-Nicaise, Louis et Clovis Roussel comparurent avec leur camarade Auguste Demaretz, vraisemblablement le 4 juillet 1944, devant le tribunal spécial du 65e corps d’armée allemand réuni à la citadelle de Lille (Nord). Condamnés à mort, ils ont été fusillés le même jour, dans le plus grand secret, dans les fossés du fort de Seclin, près de Lille. Le sort réservé à Louis Roussel ne fut connu qu’après la Libération, lors de la levée des corps des soixante-neuf fusillés du fort de Seclin ; son nom apparaissant sur une liste de fusillés découverte sur un officier allemand abattu.
La mention « Mort pour la France » lui fut attribuée.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article168309, notice ROUSSEL Louis par Laurent Thiery, version mise en ligne le 17 décembre 2014, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Laurent Thiery

SOURCES : DAVCC, Caen. – Fonds « Michel Rousseau » (La Coupole). – Laurent Thiery, La répression allemande dans le Nord de la France (1940-1944), Lille, Presses du Septentrion, 2013, p. 239-256. – État civil.

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