VAN ENTER Jan, Pieter, August

Par Michel Thébault

Né le 28 février 1921 à Batavia, aujourd’hui Djakarta (province de Java occidental, Indes Orientales Néerlandaises aujourd’hui Indonésie), fusillé après condamnation à mort par un tribunal militaire allemand le 19 mars 1942 à la citadelle de Besançon (Doubs) ; étudiant ; résistant.

L’occupation allemande des Pays-Bas se traduisit en 1941 par la fermeture d’universités, foyers de résistance à l’occupation. Après ces fermetures, un grand nombre d’étudiants tenta de rejoindre le Royaume-Uni par mer (pour y rejoindre le gouvernement en exil), mais aussi par des filières terrestres en particulier en direction de la Suisse. Certains aussi par ces filières tentaient de rejoindre les Indes orientales néerlandaises (actuelle Indonésie) pour intégrer l’armée néerlandaise luttant contre l’armée japonaise, après l’attaque japonaise du 10 janvier 1942. Il semble que plusieurs filières aient existé dans l’est de la France, l’une passant par Dijon et la Côte-d’Or, grâce à un passeur français Camille Chevalier qui aidait les militaires alliés qui cherchaient à rejoindre Londres, dans le cadre du réseau franco-belge Delbo-Phénix, lié aux Britanniques. Vraisemblablement, une autre filière d’évasion fonctionnait également par Bruxelles, Nancy et Belfort. Il y eut donc des condamnations à mort de jeunes néerlandais arrêtés, par les tribunaux militaires allemands de Dijon (FK 669) et Besançon (FK560).
Jan Van Enter fut arrêté à une date inconnue par les autorités allemandes sous les motifs d’accusation suivants : « a favorisé les buts ennemis – espionnage – aide à l’ennemi ». Il fut vraisemblablement arrêté en voulant franchir avec plusieurs compatriotes, la frontière franco – suisse pour rejoindre l’armée néerlandaise au Royaume – Uni ou aux Indes néerlandaises dont il était originaire.. Il fut jugé à Besançon, par le tribunal militaire allemand (Feld Kommandantur 560) de cette ville, le 17 mars 1942, et fut condamné à mort.
Il a été fusillé le 19 mars 1942 en même temps que quatre autres compatriotes néerlandais – Charles Pahud De Mortanges, Jean Stemfoort, Hermann Van Aarem et Anthony Van De Wettering –, par les autorités allemandes dans l’enceinte de la citadelle de Besançon.
Son nom figure à ce titre sur le monument commémoratif « Aux Martyrs de la Résistance » établi dans la citadelle. Une plaque lui est dédiée au cimetière militaire national néerlandais de Loenen.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article168376, notice VAN ENTER Jan, Pieter, August par Michel Thébault, version mise en ligne le 10 décembre 2014, dernière modification le 20 avril 2020.

Par Michel Thébault

SOURCES : Dossier AVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). — Musée de la Résistance de Besançon. — Mémorial GenWeb — Association pour les tombes de guerre néerlandaisesPauline L. van Till, Museum Engelandvaarders (musée des évadés de guerre), Noordwijk aan Zee (Pays-Bas).

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