FAYOLLE Léon, Henri

Par Julien Lucchini

Né le 28 juillet 1893 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), fusillé par condamnation le 25 février 1944 au fort de Bondues (Nord) ; commissionnaire public ; militant communiste dans la clandestinité ; résistant FTPF, membre du Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France.

Coll. Musée de la Résistance de Bondues.

Fils naturel d’Eugénie, Marie Trenel (Trainelle dans l’acte de naissance), domestique, légitimé par le mariage de sa mère avec Adolphe Fayolle à Boulogne-sur-Mer le 28 juillet 1898, Léon Fayolle, commissionnaire public, vivait à Wimereux (Pas-de-Calais), au 8 rue de l’Église. Il s’était marié le 13 août 1923 à Boulogne-sur-Mer avec Germaine Ternisien ; le couple n’eut pas d’enfants.
Militant communiste, il poursuivit ses activités militantes dans la clandestinité sous l’Occupation, devint membre du Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France et devint résistant FTP à leur création dans le Pas-de-Calais, où il combattit sous les ordres de René Beauvois et d’Auguste Langlet (mortellement blessé en sabotant 68 lignes téléphoniques au pont Jourdan, Calais [Pas-de-Calais]). Affecté au détachement 2402 « Félix Cadras », Léon Fayolle participa à la collecte de tickets de rationnement par une attaque de la mairie de Saint-Léonard (Pas-de-Calais), ainsi qu’au sabotage de la centrale de Calais puis de la voie ferrée de Wimereux.
Le 11 septembre 1943, son groupe prit la décision d’exécuter Henry Gross, collaborateur et rédacteur en chef du journal Le Télégramme du Pas-de-Calais. Ils se rendirent à son domicile et, pendant l’exécution, Léon Fayolle monta la garde à l’extérieur. Il prit également part à l’attaque, le 18 septembre 1943, d’un entrepôt de tabac dont l’objectif a fait débat et a suscité quelques discussions : il s’agissait de récupérer du tabac afin de le distribuer aux communistes clandestins et résistants.
Le 8 janvier 1944, Léon Fayolle fut arrêté avec son épouse à Wimereux, par la Sipo-SD, pour « meurtre, détention d’armes prohibées, et menées communistes ». Une perquisition menée à son domicile aboutit à la découverte de grenades, d’un revolver et d’un stock de poudre.
Léon Fayolle fut incarcéré à Loos-lès-Lille (Nord). Le 14 février 1944, le tribunal militaire allemand OFK 670 de Lille (Nord) le condamna à mort parmi huit autres résistants : cinq furent pendus au fort de Beendonk en Belgique (voir Rémy Pillard) et trois autres fusillés au fort de Bondues. La sentence fut appliquée le 25 février suivant, au fort de Bondues. Son épouse, Germaine, fut déportée.
Le nom d’Henri Fayolle figure sur les monuments et plaques commémoratives de Bondues, Wimereux et Boulogne-sur-Mer. Il repose au cimetière communal de Wimereux. Il fut décoré de la Croix de guerre à titre posthume.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article168566, notice FAYOLLE Léon, Henri par Julien Lucchini, version mise en ligne le 21 décembre 2014, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Julien Lucchini

Coll. Musée de la Résistance de Bondues.

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Musée de la Résistance de Bondues, Ils étaient 68, 2010. – Arch. Dép. Pas-de-Calais, Dainville, 31w12. – Robert Chaussois, Calais au pied du mur. Mars 1943-janvier 1944, Calais au bout du tunnel. Février-août 1944, SA Imprimerie centrale de l’Ouest, La-Roche-sur-Yon. – J.-M. Fossier, Zone interdite, op. cit. – Mémorial GenWeb. – État civil.

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