CAMPSE Charlotte née FERRIE Jeanne, Charlotte

Par Jean-Claude Malé

Née le 11 janvier 1919 à Pau (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), ; secrétaire ; militante de l’UFF et du Parti communiste à Pau.

Fille de Jean Ferrie , né en 1893 , gazé pendant la guerre , mort en 1929, et Anne-Marie (Anna) Camps née en 1890, morte en 1984. Son père ouvrier peintre décorateur en bâtiment, toujours malade, les poumons gazés, mourut suite à un coup de chaleur pris en travaillant sur un échafaudage en plein soleil, à 36 ans. Sa mère lingère à domicile , à façon, avec sa sœur, couturière, sans droits sociaux, vivait d’une petite pension de veuve de guerre. Les parents de Charlotte Ferrie n’avaient pas d’engagement précis mais ils étaient de gauche, sa mère assistait même aux réunions électorales.

Elle se maria en 1938 à Albert Georges Campse, né le 27 février 1915. Le couple eut trois enfants : nés en 1942, 1945 (2 garçons), 1952 (fille). Albert Campse fut employé de banque puis artisan peintre décorateur, prenant la suite de son père.

Titulaire du Brevet supérieur de secrétariat, Charlotte Campse commença à travailler en 1936. Elle fut secrétaire à "La Maison du Paysan" puis employée des "Assurances Sociales Agricoles" jusqu’en 1942. Elle arrêta à la naissance de son premier enfant et fit du secrétariat non déclaré de son mari artisan. Elle participa au comité des femmes qui en 1942, demandaient du lait pour les enfants, collectait pour les prisonniers. Elle fut active au moment du retour des prisonniers et des déportés en gare de Pau.

Charlotte Campse adhéra au Parti communiste en 1945 et fut, comme bénévole, secrétaire administrative de la section de Pau et de la fédération de 1945 à 1971. Membre de bureau de section de Pau, 1945-1971 ; du comité fédéral de 1959 à1971. Déléguée aux congrès nationaux de 1965, 1968 et à la conférence nationale de 1967, où elle prit la parole sur le tremblement de terre d’ Arrette. En 1971, des problèmes de santé lui firent réduire ses activités mais elle était toujours adhérente du PCF en 2003. Elle siégea au conseil municipal de Pau, quatre ans, de 1951 à 1954.

Secrétaire départementale de l’Union des femmes françaises 1945 à 1971, elle participa au conseil national. Elle était en rapport avec Henriette Seguet-Bidouze qui siégeait dans les instances nationales. On découvre sa présence dans toutes les mobilisations contre la guerre du Vietnam, contre la guerre de Corée, dans l’affaire des époux Rosenberg, pour le paix en Algérie, notamment dans l’aide aux femmes algériennes emprisonnées à Pau. Elle contribua à l’organisation de deux conférences sur l’accouchement sans douleur. Sa participation à la dénonciation de l’affaire Candian, vers 1962, un appelé mort d’épuisement à Tarbes, lui valu d’être plusieurs fois convoqué par un juge d’instruction.

En mai 1968,elle aida les jeunes grévistes, collecta des vivres à la campagne et fit des distributions régulières .

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article168674, notice CAMPSE Charlotte née FERRIE Jeanne, Charlotte par Jean-Claude Malé, version mise en ligne le 20 décembre 2014, dernière modification le 30 novembre 2020.

Par Jean-Claude Malé

SOURCE : Entretien en mai 2003, avec J.C. Malé pour l’IHS 64.

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