BUTTARD Aimé

Par Michel Gorand

Né le 5 avril 1933 à Saint-Alban-d’Hurtières (Savoie) ; ouvrier professionnel puis contremaître ; président de l’Union départementale CFDT de Savoie (1969-1974) ; secrétaire général de la Fédération générale du Transport et de l’Équipement CFDT (1983-1986).

Les parents d’Aimé Buttard, agriculteurs et boulangers, eurent quatre enfants. Aimé Buttard entra comme apprenti au dépôt de Chambéry (Savoie) où il fit sa carrière comme ouvrier professionnel, puis chef d’équipe et contremaître. Syndiqué à la CGT , il participa à la grève de 1953 ; à l’issue de la grève il adhéra à la CFTC et fut délégué du personnel dès 1954, puis secrétaire de l’Union locale CFTC de Chambéry à partir de 1955.

Membre de l’Union départementale de Savoie à partir de 1957, il participa activement, sur le département à l’évolution de la CFTC en CFDT en 1964 et devint président de l’UD en 1969 et jusqu’à 1974 et, à ce titre, participa aux actions du privé dans le département.

Ses prises de position étaient marquées par les liens entre revendications et action, favorables à l’unité d’action avec la CGT. Il apportait constamment son soutien aux grandes grèves des cheminots et à celles des autres corporations (mineurs, PTT, etc.). Son action n’était pas seulement syndicale mais également politique. Militant à partir de 1956 dans les groupes informels, au Parti socialiste autonome (PSA) puis au Parti socialiste unifié (PSU), au Centre d’études, de recherches et d’éducation socialistes (CERES) de 1972 à 1975, il se rapprocha ensuite des rénovateurs communistes.

En même temps, il militait au niveau de son dépôt, puis au sein de l’Union professionnelle régionale des cheminots CFDT après 1970, participant à la grève de 1971. Il devint permanent à Chambéry en juillet 1975, puis à la région interprofessionnelle Rhône-Alpes à partir de 1976, comme membre du bureau de l’URI et responsable formation. C’est à partir du congrès constitutif de la FGTE en 1977 qu’il fut élu au bureau fédéral. Il fut reconduit dans ses responsabilités au congrès de Loctudy en 1980 où les tensions furent vives au sujet des revendications de la base et à propos de l’organisation interne de la FGTE. Au congrès de Saint-Pol en 1983, il devint secrétaire général de la FGTE-CFDT et membre du bureau confédéral de 1983 à 1988.

Il démissionna de la CFDT en 1990 et se syndiqua à la CGT Il prit sa retraite de cheminots en 1988 et se retira en Savoie. Il fut co-fondateur en 1990, du Forum social européen, qui devint quelques années plus tard le Forum syndical européen, lieu de rencontres et de débats pour les syndicalistes européens ; il en fut administrateur, jusqu’en 2014, avec Pierre Heritier*, Louis Viannet*, Pierre Hureau* Jean Louis Moynot*. Il milita par ailleurs dans une association pour la démocratisation de l’enseignement de la musique, permettant à plusieurs milliers d’enfants de fréquenter les écoles de musique.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article1687, notice BUTTARD Aimé par Michel Gorand, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 4 avril 2015.

Par Michel Gorand

SOURCES : Arch. CFDT. — Correspondances avec le militant, 2001, 2002 et 2015.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément